En pleine guerre contre l’Iran, le PDG du troisième groupe mondial de transport maritime, Rodolphe Saadé, a accordé un entretien exclusif au Figaro. Il explique comment CMA CGM a dû faire face à la situation tendue en ouvrant de nouveaux corridors logistiques pour contourner la fermeture du détroit d’Ormuz.

Ce qu'il faut retenir

  • CMA CGM confronté à une guerre inattendue au Moyen-Orient
  • Situation difficile pour les collaborateurs de l'entreprise dans la région, notamment au Liban
  • Impact des crises géopolitiques sur l'activité de l'entreprise depuis 2023

Gestion de la crise par CMA CGM

Rodolphe Saadé souligne que la guerre en cours au Moyen-Orient a pris l'entreprise par surprise. Il mentionne que la région était auparavant un pôle d'attractivité économique, mais la situation s'est brusquement inversée. Sur les 171 000 collaborateurs de CMA CGM, 8 500 travaillent dans la région, dont 2 500 à Beyrouth. Saadé exprime sa solidarité envers ceux qui sont affectés, en particulier au Liban où certains salariés vivent des situations périlleuses.

Quant à l'impact sur l'activité de l'entreprise, le PDG explique que les crises géopolitiques sont devenues monnaie courante dans le secteur. Depuis 2023, les rebelles yéménites compliquent le passage du détroit de Bab el-Mandeb, affectant ainsi l'accès au canal de Suez. Des mesures ont dû être prises pour garantir la continuité des opérations malgré ces défis majeurs.

Et maintenant ?

La situation au Moyen-Orient reste instable, et CMA CGM devra continuer à s'adapter pour faire face aux défis géopolitiques. Les prochaines étapes consisteront probablement à renforcer les mesures de sécurité et à diversifier les itinéraires pour assurer la stabilité des activités de l'entreprise dans la région.