Alors que Paris subit depuis plusieurs jours une vague de chaleur exceptionnellement précoce pour la saison, le tournoi de Roland-Garros a enregistré 40 interventions des services de secours en seulement deux jours, selon Le Figaro. Lundi 26 mai, les équipes médicales et de sécurité sont intervenues à 25 reprises, principalement pour des malaises liés à la chaleur. Mardi, le nombre de cas pris en charge s’est établi à 15. Michel Franco Durand, chef du service incendie et secours du tournoi, a qualifié ces chiffres de « rien d’exceptionnel » lors d’un point presse organisé en marge du Grand Chelem parisien.
Ce qu'il faut retenir
- 25 interventions lundi 26 mai et 15 mardi au total à Roland-Garros, principalement pour des malaises dus à la chaleur.
- Les secouristes estiment que ces chiffres « n’ont rien d’exceptionnel » malgré la vague de chaleur précoce qui frappe la France.
- En 2025, sur l’ensemble du tournoi, les interventions s’étaient élevées à 147 cas, dont des coups de chaleur, des malaises et un arrêt cardiaque.
- Michel Franco Durand évoque une estimation de 200 à 230 interventions pour l’édition 2026, loin des milliers redoutés.
- Sur les 650 000 spectateurs accueillis en 2025, les malaises liés à la chaleur ont représenté une part marginale des cas traités.
Des chiffres conformes à la moyenne malgré la canicule
Les 40 interventions enregistrées en deux jours à Roland-Garros s’inscrivent dans la continuité des statistiques habituelles du tournoi. Michel Franco Durand, responsable des secours, a d’ailleurs rappelé que le record quotidien de 25 interventions avait déjà été atteint une fois en 2017, sans pour autant être dépassé cette année. « On s’attendait à pire », a-t-il déclaré devant plusieurs médias, dont l’AFP. « Pour nous, ce n’est pas une année exceptionnelle. » Il a précisé que 23 des 25 interventions de lundi concernaient des malaises directement attribuables à la chaleur.
Ces propos contrastent avec l’inquiétude générale suscitée par une canicule aussi précoce. Depuis le début de la vague de chaleur en France, les températures ont régulièrement dépassé les 30°C à Paris, poussant les organisateurs à adapter les protocoles de sécurité pour les joueurs, le public et le personnel.
Une comparaison avec les éditions précédentes rassurante
Pour donner la mesure de ces chiffres, Michel Franco Durand a rappelé que l’édition 2025 du tournoi avait totalisé 147 interventions sur l’ensemble des trois semaines de compétition, incluant les qualifications et le tableau final. Parmi ces cas figuraient des coups de chaud, des malaises, mais aussi des chutes de salariés du tournoi ou un arrêt cardiaque. En 2026, malgré l’anticipation d’une hausse des interventions liées à la chaleur, le responsable table sur un total compris entre 200 et 230 cas, un chiffre qu’il juge maîtrisable.
« On ne va pas avoir des milliers d’interventions », a-t-il souligné, minimisant ainsi l’impact potentiel de la canicule sur le déroulement du tournoi. Cette année, le Grand Chelem parisien accueille près de 600 000 spectateurs, un public déjà habitué aux dispositifs de prévention contre les risques liés aux fortes chaleurs.
Des mesures renforcées pour limiter les risques
Les organisateurs de Roland-Garros ont mis en place depuis plusieurs années un protocole strict pour faire face aux épisodes de canicule. Celui-ci inclut la distribution d’eau gratuite, l’installation de zones ombragées, des pauses supplémentaires pour les joueurs et une surveillance accrue des points de rafraîchissement. Ces mesures, combinées à une sensibilisation accrue du public, visent à limiter le nombre de malaises et d’interventions médicales.
Michel Franco Durand a également rappelé que les équipes de secours étaient en alerte maximale depuis le début de la vague de chaleur. « Les secours sont prêts à intervenir à tout moment, mais nous comptons sur la responsabilité de chacun pour éviter les situations à risque », a-t-il expliqué. Les joueurs, eux, bénéficient de pauses plus longues entre les sets et de la possibilité de demander des temps médicaux en cas de besoin.
Dans les prochains jours, les organisateurs évalueront l’efficacité des mesures mises en place et décideront d’éventuels ajustements. Pour l’instant, le tournoi se déroule sans anicroche majeure, et les chiffres des interventions médicales restent dans la moyenne des années précédentes.
La question des protocoles face aux canicules précoces
La survenue d’une canicule aussi tôt dans la saison interroge sur la préparation des grands événements sportifs aux changements climatiques. Roland-Garros, comme d’autres tournois du Grand Chelem, a dû adapter ses règles au fil des années pour protéger joueurs et spectateurs. En 2019, un « roof » avait été installé sur le court Philippe-Chatrier pour limiter l’exposition au soleil, une mesure qui pourrait être étendue à d’autres installations si nécessaire.
Les fédérations internationales, dont la FFT (Fédération française de tennis), travaillent en collaboration avec les services météorologiques pour anticiper les vagues de chaleur et ajuster les calendriers si besoin. À Roland-Garros, l’expérience accumulée depuis 2017, année où les records de chaleur avaient déjà surpris, permet aujourd’hui d’aborder cette édition 2026 avec plus de sérénité.
Les principaux risques sont les malaises, les coups de chaleur et les déshydratations, tant pour les joueurs que pour le public. Les organisateurs ont mis en place des zones de rafraîchissement, une distribution d’eau gratuite et des pauses prolongées pour limiter ces incidents.
Les organisateurs tablent sur une fréquentation similaire à celle de 2025, soit environ 600 000 spectateurs sur l’ensemble du tournoi, malgré les conditions météo difficiles.