Un record météorologique vieux de plus de huit décennies a été pulvérisé ce lundi 25 mai 2026 au Royaume-Uni, où les températures ont atteint des niveaux exceptionnels pour un mois de mai. Selon BMF - International, l’agence nationale de météorologie britannique (Met Office) a enregistré 33,5°C près de la capitale britannique, un seuil jamais observé auparavant en mai dans le pays.
Ce pic de chaleur s’inscrit dans le cadre d’une vague de chaleur inhabituelle pour la saison, qui sévit depuis plusieurs jours sur l’ensemble du territoire britannique. Jusqu’à présent, le record national pour un mois de mai datait de 1944 et de 1922, avec une température maximale de 32,8°C enregistrée à deux reprises. L’annonce, rendue publique en milieu de journée, confirme une tendance au réchauffement des températures printanières au Royaume-Uni.
Ce qu'il faut retenir
- Un nouveau record national de chaleur pour un mois de mai établi à 33,5°C près de Londres, selon le Met Office.
- Le précédent record datait de 1944 et 1922, avec une température maximale de 32,8°C.
- Cette vague de chaleur exceptionnelle pour la saison dure depuis plusieurs jours sur le territoire britannique.
- Le Met Office, l’agence nationale de météorologie, a confirmé ces relevés en journée du 25 mai 2026.
Un phénomène météorologique sans précédent pour un mois de mai
Les services météorologiques britanniques ont alerté dès le week-end dernier sur l’arrivée d’une vague de chaleur précoce et intense. Selon les relevés du Met Office, les températures ont dépassé les 30°C dans plusieurs régions du sud de l’Angleterre, avec des pics locaux encore plus élevés. À Londres et ses environs, le mercure a flirté avec des niveaux dignes d’un mois de juillet, une situation d’autant plus remarquable qu’elle intervient en pleine fin mai.
Les autorités locales ont appelé la population à rester prudente, notamment les personnes vulnérables, face à ces températures élevées pour la saison. Les services de santé britanniques ont également rappelé les risques liés aux coups de chaleur, invitant les habitants à s’hydrater régulièrement et à éviter les expositions prolongées au soleil aux heures les plus chaudes.
Des records battus en série en Europe cette semaine
Le Royaume-Uni n’est pas le seul pays européen à subir des températures anormalement élevées pour la saison. Selon BMF - International, plusieurs villes françaises ont également enregistré des records mensuels de chaleur ce week-end. À Cholet, le mercure a atteint 31,4°C, tandis qu’à Argentan, la température a grimpé jusqu’à 31,1°C, des niveaux jamais mesurés en mai dans ces localités.
Cette série de records s’inscrit dans un contexte climatique global marqué par des épisodes de chaleur précoces et intenses, attribués en partie au réchauffement climatique. Les météorologues soulignent que ces phénomènes, autrefois exceptionnels, deviennent de plus en plus fréquents, même en dehors des périodes estivales traditionnelles.
« Ces relevés confirment une tendance au réchauffement des températures printanières au Royaume-Uni. Nous observons une augmentation de la fréquence des vagues de chaleur précoces, ce qui pourrait devenir la norme dans les années à venir », a indiqué un porte-parole du Met Office.
Des conséquences multiples sur les activités et la santé
L’épisode de chaleur exceptionnelle a des répercussions sur plusieurs secteurs en Angleterre. Les autorités locales ont adapté leurs dispositifs de sécurité, notamment dans les zones touristiques où la fréquentation est en hausse avec l’arrivée des beaux jours. Les organisateurs d’événements en plein air ont pris des mesures pour limiter les risques, comme l’installation de points d’eau ou la réduction des horaires d’activité en milieu de journée.
Côté santé, les services d’urgence ont renforcé leurs effectifs pour faire face à une possible augmentation des cas de déshydratation ou de coups de chaleur, particulièrement chez les personnes âgées. Les hôpitaux britanniques, déjà sous tension en raison de la pandémie de Covid-19, surveillent de près l’évolution de la situation.
Face à ces bouleversements météorologiques, la question de l’adaptation des infrastructures et des politiques publiques aux nouvelles réalités climatiques se pose avec une urgence accrue. Les autorités britanniques pourraient être amenées à revoir leurs plans de prévention des risques, notamment dans les zones urbaines où les effets des îlots de chaleur sont les plus marqués.