La baisse du taux de natalité en Russie préoccupe Vladimir Poutine depuis son arrivée au pouvoir il y a vingt-cinq ans. Depuis le début de l'offensive contre l'Ukraine en février 2022, le problème s'est accentué.
Ce qu'il faut retenir
- Le ministère de la santé russe recommande des consultations psychologiques pour les femmes sans enfant.
- Les médecins doivent orienter les patientes vers des psychologues pour favoriser une attitude positive envers la maternité.
- Les consultations médicales annuelles visent à évaluer la santé reproductive des femmes âgées de 18 à 49 ans.
- Les hommes du même âge bénéficient de consultations médicales pour évaluer leur santé physique.
La nouvelle recommandation du ministère de la santé
Face à la crise démographique, le ministère de la santé russe a émis des recommandations pour aider à relancer la natalité. Désormais, les médecins sont encouragés à diriger les femmes qui ne souhaitent pas avoir d'enfants vers des consultations psychologiques afin de promouvoir une vision positive de la maternité. Ces directives, approuvées en février, incluent des consultations annuelles pour évaluer la santé reproductive des femmes et des hommes âgés de 18 à 49 ans, avec un accent particulier sur la dimension psychologique pour les femmes.
Une initiative controversée
Cette nouvelle initiative a suscité des débats en Russie. Sergueï Leonov, président de la commission de la Douma d'État sur la protection de la santé, a souligné que la décision de consulter un psychologue reste entièrement aux femmes concernées. L'État propose simplement cette possibilité, sans obligation.
Les enjeux de la baisse de la natalité en Russie
Vladimir Poutine considère la diminution de la population comme une menace pour la nation. Avec un taux de natalité historiquement bas de 1,4 enfant par femme, la Russie est loin du seuil de 2,1 nécessaire pour maintenir une population stable. Pour encourager la parentalité, des mesures telles que des avantages financiers aux familles nombreuses ont été mises en place, mais la situation reste préoccupante.
