Simon Liberati conclut avec « New York City Inferno » sa trilogie baroque, amorcée il y a plusieurs années. L’écrivain y retrouve les personnages emblématiques d’Alexis Tcherepakine et de sa sœur Taïné, pour un ultime voyage temporel ancré en 1974, entre les rues de Paris et l’effervescence de Manhattan. D’après Ouest France, ce roman se distingue par une élégance vénéneuse, mêlant désillusion et esthétisme littéraire.
Ce qu'il faut retenir
- Simon Liberati achève sa trilogie baroque avec « New York City Inferno ».
- Le roman met en scène les personnages d’Alexis et Taïné Tcherepakine, déjà présents dans les deux premiers tomes.
- L’intrigue se déroule en 1974, entre Paris et Manhattan.
- L’œuvre est saluée pour son style à la fois sophistiqué et corrosif, qualifié d’« élégance vénéneuse » par Ouest France.
Avec ce troisième opus, Simon Liberati boucle un cycle littéraire entamé il y a plusieurs années. Selon Ouest France, l’auteur a choisi de replonger ses lecteurs dans l’univers des Tcherepakine, une famille aux contours tourmentés, dont le destin se joue entre deux continents. L’écrivain, connu pour son écriture baroque et ses portraits acérés de la société, signe ici une conclusion ambitieuse à une trilogie qui a marqué la littérature contemporaine.
L’action de « New York City Inferno » se situe en 1974, une année charnière pour la culture et la politique, tant en France qu’aux États-Unis. C’est à cette époque que les personnages d’Alexis et Taïné Tcherepakine évoluent, entre un Paris encore marqué par les séquelles de Mai 68 et une New York en pleine mutation, où se croisent artistes, marginaux et ambitieux. Le roman explore ainsi les tensions d’une époque où les rêves de liberté côtoient les désillusions politiques et sociales.
Simon Liberati, qui a souvent été associé à une écriture riche et parfois cryptique, confirme ici son talent pour dépeindre des atmosphères à la fois envoûtantes et subversives. Dans une interview accordée à Ouest France, il explique que cette trilogie lui a permis d’explorer « la chute des illusions » à travers des destins individuels. — « On y trouve une forme de mélancolie élégante, presque envoûtante, mais toujours teintée d’une ironie mordante », souligne-t-il.
« Ce roman est une plongée dans l’âme d’une époque où tout semblait possible, mais où tout s’effritait déjà. »
— Simon Liberati, cité par Ouest France
Avec « New York City Inferno », Simon Liberati signe une conclusion magistrale à une trilogie qui a su marquer son époque. En plongeant ses personnages dans les méandres de 1974, entre Paris et New York, il offre une réflexion sur la fin des utopies et le poids des désillusions. Si l’œuvre confirme son statut d’écrivain incontournable de la littérature française contemporaine, elle interroge aussi sur la place de la fiction face à l’Histoire. Une lecture à la fois exigeante et envoûtante, qui laisse augurer de nouveaux défis pour son auteur.