Les actionnaires de Société Générale ont validé, lors de leur assemblée générale tenue le 21 mai 2026, une hausse de **45%** de la rémunération fixe de son directeur général, Slawomir Krupa. Cette décision intervient après une année 2025 marquée par des performances financières exceptionnelles, avec un bénéfice net record de **6 milliards d’euros**, soit une progression de **43%** par rapport à 2024. Selon BFM Business, la nouvelle rémunération fixe de Krupa s’élèvera à **2,4 millions d’euros annuels** à partir de 2026, contre 1,65 million auparavant.
Ce qu'il faut retenir
- Les actionnaires ont approuvé à **73,17%** la hausse de 45% de la rémunération fixe de Slawomir Krupa, portant celle-ci à **2,4 millions d’euros par an** à partir de 2026.
- Société Générale a enregistré un bénéfice net de **6 milliards d’euros en 2025**, en hausse de **43%** sur un an, et la meilleure performance du CAC 40 avec une progression de **153%** de son cours.
- Le PDG a évoqué une « refondation du groupe » engagée depuis 2023 et des transformations toujours en cours pour retrouver une place parmi les grandes banques européennes.
- William Connelly succède à Lorenzo Bini Smaghi à la présidence du conseil d’administration, un mandat marqué par des crises majeures comme le Covid-19 et les tensions géopolitiques.
- Le prochain plan stratégique de la banque sera présenté le **21 septembre 2026**.
Cette augmentation salariale s’explique par la « performance exceptionnelle » du groupe depuis l’arrivée de Krupa à la tête de la banque en 2023. Le conseil d’administration avait proposé cette revalorisation, qui inclut également une part variable pouvant atteindre **140%** de la rémunération fixe. « Depuis 2023, j’ai engagé une refondation du groupe et nous avons dépassé en 2025 tous les objectifs que nous nous étions fixés », a-t-il souligné lors de l’assemblée générale.
Krupa a également insisté sur les défis à venir, déclarant : « Si nous continuons les transformations nécessaires, nous retrouverons notre place parmi les grandes banques internationales de l’Union européenne ». Il a ajouté, avec une pointe d’autodérision : « Il n’y a aucune raison que Société Générale soit le dernier de la classe ». Le groupe, en difficulté en 2023, affiche désormais une santé financière retrouvée, avec une action qui a progressé de **228%** depuis mai 2023.
Un parcours marqué par une gouvernance renforcée
Le départ de Lorenzo Bini Smaghi de la présidence du conseil d’administration a été acté lors de cette assemblée générale. Ce dernier, qui occupait ce poste depuis 2015, a salué un mandat marqué par des défis majeurs : « Depuis onze ans, en tant que premier président dissocié de Société Générale et avec le soutien du Conseil d’administration, nous avons pu garder le bénéfice d’une gouvernance de très haut niveau » et « traverser des crises qui n’ont pas manqué, notamment le Covid et les crises russes ».
Son successeur, William Connelly, avait été désigné dès avril 2025 pour lui succéder. Ce changement s’inscrit dans la continuité d’une gouvernance bicéphale mise en place en 2015, lorsque Frédéric Oudéa, alors PDG, avait choisi de céder la présidence à Bini Smaghi pour se conformer à une nouvelle réglementation. Cette organisation avait permis de séparer les rôles opérationnels et stratégiques, une structure toujours en vigueur aujourd’hui.
Des résultats financiers qui redonnent confiance
Les excellents résultats de 2025 contrastent avec les difficultés rencontrées par la banque en 2023. Société Générale a non seulement dépassé ses objectifs initiaux, mais elle affiche désormais la meilleure performance du CAC 40 sur l’année écoulée. Cette dynamique a été saluée par les marchés, avec un cours de l’action qui a presque triplé depuis mai 2023.
Cette embellie financière s’accompagne d’une restructuration profonde du groupe, visant à renforcer sa compétitivité sur le marché européen. Les actionnaires ont ainsi validé une stratégie ambitieuse, dont les grandes lignes seront dévoilées lors du prochain plan stratégique, prévu pour le **21 septembre 2026**. Ce dernier devrait préciser les orientations pour les années à venir, notamment en matière de digitalisation, de diversification géographique et de gestion des risques.
Une rémunération sous le feu des projecteurs
Si l’augmentation de la rémunération fixe de Krupa a été largement approuvée, elle pourrait susciter des débats sur la gouvernance des grandes entreprises, surtout dans un contexte de tensions sociales et de critiques récurrentes sur les salaires des dirigeants. La part variable, qui peut atteindre **140%** de la rémunération fixe, sera également un point d’attention lors des prochaines assemblées.
Interrogé sur cette hausse, Krupa a défendu sa politique de rémunération en insistant sur les performances réalisées : « Les transformations engagées portent leurs fruits, et c’est cette performance collective qui doit être récompensée ». Le conseil d’administration a de son côté rappelé que cette revalorisation s’inscrivait dans une logique de « compétitivité et d’attractivité » pour le groupe.
Pour Société Générale, l’enjeu est désormais de transformer cette embellie en avantage concurrentiel durable, tout en répondant aux attentes des actionnaires et des régulateurs. La gouvernance bicéphale, avec un PDG opérationnel et un président du conseil d’administration indépendant, continuera de jouer un rôle clé dans la gestion de ces défis.
Cette augmentation a été validée par les actionnaires en raison d’une « performance exceptionnelle » du groupe depuis l’arrivée de Krupa en 2023. Les résultats financiers de 2025, avec un bénéfice net de 6 milliards d’euros, ont démontré une croissance de 43 % sur un an et une place de leader sur le CAC 40.
Le prochain plan stratégique sera présenté le 21 septembre 2026. Il devrait détailler les orientations en matière de digitalisation, de diversification géographique et de gestion des risques, dans un objectif de renforcer la compétitivité du groupe en Europe.