La 57e édition de la Solitaire du Figaro Paprec, course emblématique du circuit Figaro, a entamé sa deuxième étape ce dimanche 24 mai depuis le port de Vigo (Espagne), selon Ouest France. Direction : Pornichet, au terme d’un parcours de 450 milles à travers le golfe de Gascogne, une traversée réputée pour sa complexité météorologique.
Ce qu'il faut retenir
- La deuxième étape de la Solitaire du Figaro Paprec 2026 a été lancée le 24 mai depuis Vigo, après la victoire de Tom Dolan lors de la première manche.
- Les concurrents doivent affronter un anticyclone mouvant dans le golfe de Gascogne, rendant la navigation particulièrement technique.
- Le parcours total pour cette étape s’élève à 450 milles nautiques, soit environ 833 kilomètres.
- L’arrivée est prévue à Pornichet, après une traversée qui pourrait s’étirer sur plusieurs jours.
Une première étape remportée par Tom Dolan
La Solitaire du Figaro Paprec a offert un départ en fanfare à sa 57e édition avec une première étape remportée par le Britannique Tom Dolan. Ce dernier, déjà vainqueur en 2023, s’est imposé devant le peloton après une course tactique et physique dans des conditions météo changeantes. Une performance qui lui permet d’aborder cette deuxième manche avec un avantage psychologique certain, même si la course reste imprévisible.
Selon Ouest France, la victoire de Dolan a confirmé la bonne forme des favoris, tout en laissant entrevoir la capacité des outsiders à jouer les trouble-fêtes. Le golfe de Gascogne, zone réputée pour ses pièges météorologiques, réserve en effet souvent des surprises aux skippers les plus expérimentés.
Un anticyclone pour compliquer la navigation
Les marins s’attendent à une traversée difficile en raison d’un anticyclone mouvant positionné sur leur route. Ce phénomène, typique en cette saison, génère des zones de calme plat entrecoupées de brusques changements de vent, obligeant les concurrents à adapter en permanence leur stratégie. «
Le golfe de Gascogne est un piège, autant dire que personne ne peut se permettre de relâcher son attention », a déclaré Yann Eliès, skipper expérimenté de la classe Figaro.
Les premiers signes avant-coureurs montrent déjà des écarts importants entre les différents groupes. Un premier peloton, composé des favoris, commence à se détacher, tandis que d’autres concurrents peinent à trouver les bonnes trajectoires pour profiter des courants. La course s’annonce donc longue et laborieuse, avec des nuits courtes et une vigilance de tous les instants.
Pornichet, prochaine escale des Figaristes
Après plusieurs jours en mer, les Figaristes doivent rallier Pornichet, station balnéaire de Loire-Atlantique connue pour accueillir traditionnellement les étapes de la Solitaire. L’arrivée est prévue pour mardi ou mercredi, selon l’évolution des conditions météo. Les organisateurs ont déjà prévenu : les retardataires pourraient mettre plus de temps que prévu, le parcours étant semé d’embûches.
Cette deuxième étape marque également un tournant dans la compétition, puisque les écarts creusés ici seront difficiles à combler lors des manches suivantes. Autant dire que chaque mille compte, et que les erreurs tactiques pourraient coûter cher dans la course au classement général.
Reste à voir si les favoris confirmeront leur avance ou si, au contraire, un outsider profitera des difficultés météo pour s’imposer. Une chose est sûre : la Solitaire du Figaro Paprec réserve toujours son lot de rebondissements.
Une étape de la Solitaire du Figaro dure généralement entre 48 et 72 heures, selon les conditions météo. Certaines traversées, comme celle du golfe de Gascogne, peuvent s’étirer jusqu’à 90 heures pour les marins les moins favorisés.