Selon Courrier International, une révélation faite par The Guardian met en cause le silence et l’inaction britanniques concernant les exactions des Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan. Le Royaume-Uni n’aurait pas rendu publiques des informations selon lesquelles l’Éthiopie apportait un soutien actif aux FSR, une milice paramilitaire en guerre avec l’armée régulière soudanaise depuis avril 2023.

La raison de ce silence serait la crainte de froisser les Émirats arabes unis, accusés régulièrement de soutenir activement la milice, déjà accusée de nombreuses exactions et violations des droits humains. Dès mai 2024, des responsables du ministère des Affaires étrangères ont indiqué à Nathaniel Raymond, un enquêteur sur les droits de l’homme de l’université Yale, que de « fortes pressions privées » exercées par les Émirats arabes unis avaient empêché le Royaume-Uni de divulguer des informations liant l’Éthiopie et les Émirats aux Forces de soutien rapide paramilitaires.

Ce qu'il faut retenir

  • Le Royaume-Uni n’aurait pas rendu publiques des informations sur le soutien de l’Éthiopie aux FSR.
  • La crainte de froisser les Émirats arabes unis serait la raison de ce silence.
  • Les FSR sont accusées de nombreuses exactions et violations des droits humains.

Le contexte

Ibrahim Ali, 26 ans, réfugié soudanais ayant fui El-Fasher, a témoigné de la violence des FSR en montrant une vidéo où son ami Fatih se fait abattre par un membre des FSR au Tchad, le 29 novembre 2025. Cette vidéo est un exemple des atrocités commises par les FSR, qui sont soutenues par les Émirats arabes unis, selon les allégations.

Le chercheur Nathaniel Raymond a réitéré ses accusations lors d’une audition par une commission parlementaire spéciale le 23 juin, estimant que le gouvernement britannique était plus soucieux de préserver ses relations avec les Émiratis que d’éviter des atrocités de masse au Soudan. Selon lui, Londres a privilégié ses « relations » avec les Émirats arabes unis plutôt que de prendre des mesures pour empêcher les exactions des FSR.

Les réactions

Les réactions à ces allégations sont attendues, notamment de la part du gouvernement britannique et des Émirats arabes unis. La communauté internationale est également invitée à prendre des mesures pour empêcher les exactions des FSR et pour protéger les civils au Soudan.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer la suite des événements au Soudan. Les Nations Unies et la communauté internationale pourraient prendre des mesures pour empêcher les exactions des FSR et pour protéger les civils. La réaction du gouvernement britannique et des Émirats arabes unis sera également suivie de près.

En conclusion, les allégations selon lesquelles le Royaume-Uni aurait fermé les yeux sur les exactions des FSR pour ne pas froisser les Émirats arabes unis sont graves et nécessitent une enquête approfondie. La communauté internationale doit prendre des mesures pour empêcher les exactions des FSR et pour protéger les civils au Soudan.