Alors que la trêve s’installe progressivement dans le sud du Liban, bastion du Hezbollah, les habitants commencent à revenir dans leurs villages dévastés par les frappes israéliennes. Selon Le Monde, les premières observations révèlent l’ampleur des destructions, mais aussi la détermination des résidents à reconstruire, malgré les dégâts colossaux.
Ce qu'il faut retenir
- Le sud du Liban, région sous influence du Hezbollah, subit les conséquences d’intenses frappes israéliennes.
- Les habitants, déplacés par les combats, retournent dans des villages largement détruits par les bombardements.
- Les déclarations des propriétaires terriens soulignent une volonté farouche de reconstruire, malgré les destructions.
Une région sous tension et des villages méconnaissables
Les frappes israéliennes qui ont frappé le sud du Liban depuis plusieurs mois ont laissé derrière elles un paysage de désolation. Les villages autrefois animés, comme Bint Jbeil, Marjayoun ou Naqoura, ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. Selon Le Monde, les habitations, les infrastructures et les terres agricoles ont été réduites en ruines, forçant des milliers de personnes à quitter leur foyer. Aujourd’hui, avec l’installation d’une trêve fragile, les déplacés entament un retour progressif, découvrant l’étendue des dégâts.
Les autorités locales et les Nations unies estiment que plus de 1 200 bâtiments ont été endommagés ou détruits dans la région, sans compter les routes, les écoles et les centres de santé. Les champs, autrefois fertiles, sont jonchés de débris et de cratères, rendant toute activité agricole impossible à court terme. Les retours, bien que prudents, s’organisent sous l’impulsion des propriétaires terriens, déterminés à ne pas abandonner leurs terres.
« On va reconstruire à nouveau » : la résilience des habitants face à l’adversité
Parmi les premiers à rentrer, des propriétaires terriens et des familles expriment une foi inébranlable dans la reconstruction. « Les propriétaires de la terre sont toujours vainqueurs », a déclaré Ali Hamadi, agriculteur originaire de Bint Jbeil, joint par Le Monde. « On va reconstruire à nouveau, même si cela prend du temps. Cette terre nous appartient, et nous ne la laisserons pas tomber. » Ses propos illustrent une détermination partagée par de nombreux habitants, malgré l’ampleur des destructions.
Les témoignages recueillis par Le Monde révèlent une communauté soudée, où les solidarités locales jouent un rôle clé dans les premiers pas de la reconstruction. Les jeunes générations, souvent formées à l’étranger, reviennent pour apporter leur expertise, tandis que les plus âgés se chargent de préserver les traditions et les savoir-faire locaux. Les ONG, comme le Croissant-Rouge libanais, apportent un soutien logistique et humanitaire, mais la tâche reste titanesque.
« Les propriétaires de la terre sont toujours vainqueurs. On va reconstruire à nouveau, même si cela prend du temps. »
— Ali Hamadi, agriculteur de Bint Jbeil, selon Le Monde
Un contexte régional toujours instable
Le sud du Liban reste une zone sous haute tension, où les tensions entre Israël et le Hezbollah ont déjà causé des dégâts humains et matériels considérables. Les frappes israéliennes, en réponse aux attaques du Hezbollah, ont ciblé des infrastructures civiles et militaires, aggravant une crise humanitaire déjà profonde. Selon les dernières estimations, plus de 150 000 personnes ont été déplacées depuis le début des hostilités, et près de 40 % des infrastructures du sud sont endommagées ou détruites.
La trêve actuelle, négociée sous l’égide de l’ONU et de plusieurs pays arabes, offre une lueur d’espoir, mais sa pérennité reste incertaine. Les observateurs soulignent que toute reprise des hostilités pourrait aggraver la situation et retarder encore davantage les efforts de reconstruction. Les habitants, eux, misent sur la résilience et l’entraide pour surmonter cette épreuve.
Les prochains mois diront si cette détermination collective suffira à redonner vie à un territoire marqué par des décennies de conflits. Une chose est sûre : la reconstruction ne sera possible que si la trêve se maintient et si la communauté internationale tient ses promesses.
