Avec Supergirl, le DC Universe relancé en 2025 par James Gunn et Peter Safran poursuit son exploration de l’univers Superman, après le succès critique et public du reboot Superman sorti l’année dernière. Selon Euronews FR, ce nouvel opus met en scène Kara Zor-El, incarnée par Milly Alcock, dans une aventure spatiale centrée sur la quête de vengeance et la relation fusionnelle avec son chien Krypto, doté de super-pouvoirs. Le film, réalisé par Craig Gillespie, mise sur un ton décalé, un humour potache et une esthétique éloignée des codes habituels des blockbusters de super-héros.
Ce qu'il faut retenir
- Kara Zor-El, la cousine de Superman, fait ses débuts en solo dans Supergirl, après une apparition remarquée dans Superman (2025) où elle récupérait Krypto dans la Forteresse de la Solitude.
- Le scénario suit Kara, 23 ans, en pleine dérive alcoolisée, qui se lance dans une course contre la montre pour sauver son chien empoisonné par un trafiquant interstellaire.
- Le film mélange action frénétique, humour sarcastique et références musicales, avec une bande-son signée Wet Leg, Wolf Alice ou Françoise Hardy.
- Les critiques soulignent un déséquilibre entre les enjeux dramatiques (trauma, vengeance) et le ton léger, ainsi qu’un scénario inabouti malgré son inspiration des comics Supergirl: Woman of Tomorrow.
- Milly Alcock, saluée pour sa performance, est jugée sous-exploitée dans un film qui peine à lui offrir un rôle à la hauteur de son talent.
- Le long-métrage est actuellement en salles et s’inscrit dans la stratégie de diversification du DC Universe après le succès du premier volet.
Une héroïne en héritage : Kara Zor-El, entre chaos et solitude
Kara Zor-El, cousine de Kal-El, était déjà présente dans Superman (2025), où elle faisait une entrée remarquée en s’écrasant dans la Forteresse de la Solitude pour récupérer Krypto, son chien aux pouvoirs kryptoniens. Selon Euronews FR, la scène se concluait sur une réplique sarcastique – « Merci de l’avoir gardé, salope ! » – sur fond de Punkrocker des Teddybears & Iggy Pop, clin d’œil à la phrase de Superman « La gentillesse, c’est punk rock ».
Dans ce nouvel opus, Kara est âgée de 23 ans et traverse une période de deuil et d’excès, comme le révèle le film. Elle incarne une version chaotique, sarcastique et profondément humaine de la légende kryptonienne, toujours vêtue d’un T-shirt du groupe Blondie. Son parcours croise celui de Ruthye (Eve Ridley), une fillette dont la famille a été massacrée par Krem des Collines Jaunes (Matthias Schoenaerts), un trafiquant d’êtres humains. Kara accepte de l’aider uniquement parce que ce dernier a également drogué Krypto et retenu l’antidote.
Une intrigue à double vitesse : émotion et action en 72 heures chrono
Le film plonge le spectateur dans une course effrénée où Kara, en mode « John Wick », doit sauver son chien avant l’expiration d’un délai de trois jours. Le récit alterne entre scènes de combat intergalactiques et moments de vulnérabilité, mais peine à concilier ces deux registres. Selon Euronews FR, le scénario d’Ana Nogueira, inspiré des comics Supergirl: Woman of Tomorrow, explore des thèmes comme la vengeance, l’abandon ou la reconstruction identitaire, mais les aborde de manière désordonnée.
Le rythme effréné du film, qui passe sans transition de planètes en planètes, empêche les séquences émotionnelles de prendre leur place. Les flashbacks ou les moments de réflexion sur le passé de Kara sont systématiquement étouffés par l’action, laissant peu de place à la profondeur psychologique pourtant annoncée. Résultat : un film où l’on rit, on s’émerveille devant les effets visuels, mais où l’on peine à s’attacher aux enjeux réels de l’histoire.
Un mélange des genres audacieux, mais inégal
Craig Gillespie, le réalisateur, assume une esthétique éloignée des couleurs saturées habituelles du DC Universe, optant pour un style plus proche de Guardians of the Galaxy ou de Mad Max: Fury Road. Le ton oscille entre humour potache, références culturelles et violence stylisée, mais le mélange manque de cohérence. Les scènes de combat, dynamiques mais répétitives, peinent à se démarquer, tandis que les dialogues, souvent sarcastiques, peinent à équilibrer légèreté et gravité.
Le personnage de Krem des Collines Jaunes, interprété par Matthias Schoenaerts, incarne une menace générique, malgré des choix de mise en scène originaux comme des billes métalliques sur son visage. Autre caméo décevant : celui de Jason Momoa en Lobo, dont la présence, d’abord saluée, devient rapidement lassante. Seul le chien Krypto vole la vedette à chaque apparition, confirmant son statut de personnage le plus attachant du film.
Une bande-son éclectique, mais un manque de filiation musicale
La musique joue un rôle clé dans Supergirl, avec une sélection éclectique incluant Wet Leg, Wolf Alice, Halsey, Sleigh Bells ou même Françoise Hardy. Selon Euronews FR, cette diversité sauve parfois le film de son manque de rythme, même si certains morceaux détonnent avec l’ambiance générale. Le choix de ne pas inclure de titres de Blondie, alors que Kara porte un T-shirt du groupe, interroge également.
Malgré ces atouts musicaux, le film peine à trouver son identité sonore, oscillant entre énergie punk et mélancolie pop sans jamais créer une alchimie durable. La bande originale, bien que soignée, reste un élément parmi d’autres dans un ensemble déjà disparate.
Pour les spectateurs en quête d’un divertissement léger et rythmé, Supergirl offre une parenthèse agréable, même si son manque de profondeur narrative laisse un goût d’inachevé. Le film reste disponible en salles, où il devra affronter la concurrence des autres sorties estivales avant de rejoindre les plateformes de streaming dans les mois à venir.
Kara Zor-El, la cousine de Superman, apparaît brièvement à la fin de Superman pour récupérer son chien Krypto. Supergirl en fait l’héroïne principale dans une aventure solo.
Krypto, le chien aux super-pouvoirs, est interprété par un animal réel. Il vole souvent la vedette à l’écran, selon les critiques.