Le 2 mars 2026, le procès de Tariq Ramadan, accusé de viols sur trois femmes, a été interrompu en raison de l'absence de l'accusé pour des raisons médicales, selon nos confrères de BFM - Faits Divers. La cour criminelle départementale de Paris a ordonné une expertise médicale sur pièces, qui sera menée par deux neurologues, en attendant la reprise de l'audience prévue pour ce mercredi 4 mars à 14 heures.

Les avocats de Tariq Ramadan ont justifié son absence en raison d'une hospitalisation à Genève, où il est actuellement soigné pour une sclérose en plaques. Cependant, la présidente de la cour a observé que le contrôle judiciaire auquel est soumis Tariq Ramadan lui interdisait de quitter la France sans en informer la justice française, et qu'il devait demander l'autorisation 15 jours à l'avance pour tout séjour à l'étranger, ce qu'il n'a pas fait.

Ce qu'il faut retenir

  • Tariq Ramadan est accusé de viols sur trois femmes : « Christelle » (prénom d'emprunt), Henda Ayari et une troisième femme, dont les faits remontent à 2009, 2012 et 2016 respectivement.
  • Il a été renvoyé en procès pour des viols aggravés, avec violences et sur personnes vulnérables.
  • La cour d'appel de Paris a écarté le cas d'une quatrième femme, Mounia Rabbouj, et a rejeté la notion d'« emprise » qui avait été avancée dans le dossier.

Le contexte du procès

Tariq Ramadan, âgé de 63 ans, est un islamologue suisse qui a été accusé de viols sur plusieurs femmes. Il a d'abord nié avoir eu des rapports sexuels avec ces femmes, puis a admis l'existence de relations adultères, qualifiant celles-ci de « rudes » mais « consenties ».

Les plaignantes ont décrit des relations sexuelles particulièrement brutales, et la cour d'appel de Paris a ordonné un procès contre Tariq Ramadan en juin 2024. Il a multiplié les offensives procédurales pour réclamer une reprise des investigations et repousser la tenue d'un procès, arguant disposer de nouvelles expertises prouvant son innocence.

Les derniers développements

En Suisse, Tariq Ramadan a été condamné en appel en septembre 2024 à trois ans de prison dont un an ferme pour le viol d'une femme dans la nuit du 28 au 29 octobre 2008 dans un hôtel à Genève. Il a annoncé saisir la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) et a par ailleurs déposé une demande en révision du procès, en cours de traitement selon la justice genevoise.

Le parquet général a requis un mandat d'arrêt international ce lundi matin, mais celui-ci n'a pas été émis à ce stade. La cour criminelle départementale de Paris doit désormais examiner les résultats de l'expertise médicale pour décider si le procès doit être renvoyé à une date ultérieure.

Et maintenant ?

La reprise de l'audience est prévue pour ce mercredi 4 mars à 14 heures, et la cour devrait alors décider si le procès doit être renvoyé à une date ultérieure en fonction des résultats de l'expertise médicale. Les prochaines étapes du procès seront déterminantes pour l'issue de cette affaire, qui a déjà suscité de nombreux débats et controverses.

Il reste à voir comment cette affaire va évoluer, mais une chose est certaine : la justice française doit suivre son cours, et Tariq Ramadan doit être jugé pour les faits qui lui sont reprochés.