40% des Français prêts à payer plus d'impôts locaux ? Difficile à croire, non ? Pourtant, c'est ce que révèle une étude récente. Et le plus surprenant, c'est que cette idée séduit même chez les électeurs de droite et macronistes.
Alors, prêt à plonger dans ce paradoxe fiscal ?
Un sondage qui détonne
À quelques mois des municipales, la Fondation Jean Jaurès a mis les pieds dans le plat : et si on parlait fiscalité locale ? Résultat, près d'un Français sur deux serait favorable à un retour de la taxe d'habitation. Autant dire que ça fait du bruit.
Pourquoi ce revirement ? Parce que les services publics locaux, eux, ne s'en sortent pas. Avec la suppression de la taxe d'habitation, ce sont 20 milliards d'euros qui ont disparu des caisses des collectivités. (D'après nos confrères de BFM Immo)
Et puis, côté budget, l'État n'arrange pas les choses en réduisant les dotations. Résultat des courses : les services publics locaux manquent cruellement de moyens.
Qui dit oui ? Qui dit non ?
Les écologistes, sans surprise, sont les plus enthousiastes (52% pour). Mais c'est surtout ailleurs que ça surprend : 38% des sympathisants LR et 39% des macronistes y sont favorables. Le RN, lui, freine des quatre fers (31% seulement).
Le truc, c'est que les Français sont prêts à mettre la main à la poche... à une condition : que ça serve à quelque chose. 73% d'entre eux estiment que les services publics locaux n'ont pas les moyens de leurs ambitions. (Relayé par BFM Immo)
Et puis, autre chiffre qui donne à réfléchir : un Français sur deux serait prêt à participer à des missions d'intérêt général. Preuve, s'il en fallait, que le civisme n'est pas mort.
Proximité : le nerf de la guerre
Les Français veulent du concret. Et du concret, ça se trouve près de chez soi. 74% se déclarent satisfaits des services publics locaux... quand ils sont près de chez eux. Mais ce chiffre chute à 55% dès qu'on parle de services publics en général.
C'est ce qu'on appelle la décorrélation entre l'expérience personnelle et l'opinion générale. Les habitants des zones rurales, eux, sont encore plus critiques : 68% seulement sont satisfaits des services publics locaux.
Alors, un retour de la taxe d'habitation ? Emmanuel Macron a déjà dit non. Mais avec des chiffres comme ceux-là, la question mérite d'être posée.
Et maintenant ?
La fiscalité locale est un sujet sensible. Et ce sondage montre que les Français sont prêts à en discuter. Mais attention, il ne faut pas prendre ces chiffres pour une carte blanche. La confiance, ça se mérite.
Et vous, vous en pensez quoi ? Prêt à payer plus d'impôts pour de meilleurs services publics ? Ou vous préférez qu'on trouve d'autres solutions ?
La taxe d'habitation a été supprimée progressivement à partir de 2020 pour soulager les ménages. Mais cette mesure a aussi provoqué une baisse des revenus des collectivités locales, qui comptaient sur ces 20 milliards d'euros de rentrées annuelles.
Les services publics locaux les plus critiqués sont souvent ceux qui sont perçus comme éloignés des citoyens. Les habitants des zones rurales, par exemple, estiment que les services publics manquent de moyens. Et puis, il y a aussi les questions de proximité : plus un service est proche, plus il est apprécié.
Plusieurs pistes sont envisagées pour améliorer les finances des collectivités locales. On pourrait penser à une réforme de la fiscalité locale, à une meilleure utilisation des fonds européens, ou encore à une augmentation des dotations de l'État. Mais attention, chaque solution a ses avantages et ses inconvénients.
