Le président américain Donald Trump a été victime d'un revers important avec la décision de la Cour suprême américaine qui a retoqué une grande partie des tarifs douaniers mis en place par la Maison Blanche. Thierry Breton, ancien commissaire européen sanctionné par l'administration Trump, a ironisé sur l'échec de Trump en disant que les menaces de ce dernier ont été limitées par les institutions américaines.

« Les contre-pouvoirs ont fonctionné. Bien que majoritairement républicains ou nommés par Donald Trump, les juges de la Cour suprême ont dit le droit. Et aux États-Unis, on ne peut pas utiliser les droits de douane comme des armes », a observé Thierry Breton, sur le plateau de BFMTV, mardi 24 février.

Thierry Breton a précisé que les observateurs restaient dans « l'incertitude », alors que le président américain a relancé des droits de douane temporaires de 10% pendant 150 jours. « Il a utilisé ce qui est autorisé par la loi, on verra dans 150 jours », anticipe Thierry Breton, qui a précisé de ne pas s'en « réjouir ».

Le président français Emmanuel Macron a écrit à son homologue américain, mi-février, pour demander la levée des sanctions contre Thierry Breton et d'autres Européens, dont le juge français de la Cour pénale internationale Nicolas Guillou. « Les sanctions adoptées contre Thierry Breton portent atteinte à l'autonomie réglementaire européenne et se fondent, de surcroît, sur des analyses erronées », a, notamment, écrit Emmanuel Macron.

La Maison Blanche a rétabli des droits de douane de 10% sur les importations ce mardi, en utilisant une procédure plus contraignante : la section 122 du Trade Act de 1974. Ce texte l'autorise à mettre en place une surtaxe douanière, sans l'aval préalable du Congrès, à condition qu'elle soit temporaire (150 jours maximum) et limitée à un taux de 15%.

Thierry Breton a également félicité le Parlement européen pour avoir suspendu lundi l'accord commercial passé l'été dernier avec les États-Unis dans l'attente d'