L’Opéra national de Paris a officiellement annoncé la nomination de Thomas Docquir, danseur belge de 28 ans, au rang d’Étoile. La consécration est intervenue dimanche 21 juin 2026, à l’issue d’une représentation matinale de La Bayadère, chorégraphiée par Rudolf Noureev, sur la scène de l’Opéra Bastille. Selon Franceinfo - Culture, cette nomination fait de lui le premier Belge à obtenir ce titre prestigieux dans l’histoire de l’institution.
Ce qu'il faut retenir
- Thomas Docquir, 28 ans, est le premier Belge nommé Étoile de l’Opéra de Paris.
- La nomination a été officialisée après une représentation de La Bayadère le 21 juin 2026 à l’Opéra Bastille.
- Originaire de Namur (Belgique), il a intégré l’école de danse de l’Opéra de Paris à 12 ans et le corps de ballet en 2015.
- Il était déjà titulaire du rôle de Solor dans La Bayadère en raison d’une blessure d’Hugo Marchand, devenant ainsi « propulsé sur le devant de la scène ».
- Docquir avait été élu « Wallon de l’année » en 2025, selon l’agence Belga.
Une nomination historique pour un danseur belge
Thomas Docquir, né le 28 février 1998 à Namur en Belgique, entre dans l’histoire de l’Opéra de Paris en devenant son premier Étoile issu de Belgique. La nouvelle a été accueillie avec émotion par le public présent ce dimanche 21 juin, jour de la Fête de la Musique à Paris. À l’issue du ballet, les deux Étoiles en titre, Dorothée Gilbert et Roxane Stojanov, ont encadré le nouveau promu pour célébrer cette nomination devant l’ensemble de la compagnie. « On a vu Thomas se prendre le visage entre les mains, visiblement bouleversé, avant que les applaudissements ne fusent », rapporte Franceinfo - Culture.
Plusieurs médias belges ont souligné l’importance de ce titre pour le pays. L’agence Belga a rappelé que Docquir avait été élu « Wallon de l’année » en 2025, une distinction qui consacre son rayonnement culturel au-delà des frontières françaises. Autant dire que cette nomination dépasse le cadre strict de la danse classique pour s’inscrire dans une reconnaissance nationale.
Un parcours jalonné de succès et de reconnaissance
Thomas Docquir a commencé sa formation à l’âge de 8 ans à l’Académie Godinne, une section du Conservatoire de Dinant. À 12 ans, il intègre l’école de danse de l’Opéra de Paris, située à Nanterre, où il se distingue rapidement. En 2015, il intègre le corps de ballet, puis reçoit en 2021 le Prix AROP de la Danse, une distinction majeure dans le milieu. En 2024, il est nommé Premier danseur sur proposition de José Martinez, alors Directeur de la Danse de l’institution.
Son répertoire inclut des rôles emblématiques du ballet classique, tels que ceux de Roméo et Juliette, Giselle, Le Lac des cygnes, Don Quichotte ou encore Casse-Noisette. Il a également interprété des pièces contemporaines, comme celles de Balanchine, Anne Teresa De Keersmaeker ou encore Jerome Robbins. Plus récemment, il s’est illustré dans Notre-Dame de Paris de Roland Petit et Sylvia de Manuel Legris, confirmant sa polyvalence artistique.
La Bayadère, un rôle décisif dans sa carrière
C’est dans La Bayadère, un ballet emblématique de Rudolf Noureev créé en 1992, que Thomas Docquir a brillé lors de cette représentation du 21 juin. Initialement prévu comme remplaçant pour le rôle de Solor, il a été « propulsé sur le devant de la scène » après une blessure d’Hugo Marchand, selon le site spécialisé Danse avec la Plume. Ce rôle, qu’il n’était pas censé danser ce jour-là, lui a offert une visibilité immédiate et a scellé sa nomination.
Le public parisien a pu l’admirer dans le célèbre rôle de l’Idole Dorée lors de l’avant-première de La Bayadère le 15 juin 2026. Une performance remarquée, qui a renforcé sa réputation auprès des balletomanes, ces passionnés inconditionnels du ballet classique. Dorothée Gilbert et Roxane Stojanov, ses partenaires ce soir-là, ont salué son engagement et sa maîtrise technique.
Un symbole pour la danse européenne
La nomination de Thomas Docquir intervient dans un contexte où l’Opéra de Paris cherche à renforcer son attractivité internationale, tout en valorisant les talents issus de la francophonie. Son profil, à la fois classique et moderne, incarne cette volonté de diversité artistique. Les observateurs soulignent que cette distinction pourrait inspirer d’autres jeunes danseurs belges ou européens à rejoindre les rangs de l’institution parisienne, réputée pour son exigence et son prestige.
Pour l’heure, l’enthousiasme est général. Les réseaux sociaux de l’Opéra national de Paris ont partagé des images de cette nomination, confirmant l’engouement autour de cette figure montante. Reste à savoir comment Docquir gérera cette nouvelle étape, entre pression et reconnaissance, dans une carrière qui ne fait que commencer.
Une chose est sûre : son nom, désormais associé à l’Étoile de l’Opéra de Paris, entrera dans l’histoire de la danse.
L’Opéra de Paris ne communique pas officiellement sur les critères exacts, mais la nomination repose généralement sur une combinaison de maîtrise technique, de présence scénique, de polyvalence et de reconnaissance par les pairs. Les danseurs sont souvent désignés après avoir occupé le rang de Premier danseur, et la décision revient au Directeur de la Danse, actuellement José Martinez.