Le groupe de blues touareg Tinariwen vient de sortir son dixième album, intitulé « Hoggar », selon nos confrères de Courrier International. Cet album a été enregistré dans le désert algérien, plus précisément à Tamanrasset, dans le studio fondé par le groupe algérien Imarhan. Les membres de Tinariwen ont trouvé refuge dans cette région après avoir fui la montée des violences au Mali en 2024.
« Hoggar » rend hommage à la splendeur du Hoggar, devenu refuge pour les musiciens, qui y ont bénéficié d’un grand soutien parmi la communauté artistique et touareg. L’opus sonne comme un cri de résistance aux violences menaçant la région, comme le rapporte Courrier International. Abdallah Ag Alhousseini, cofondateur de Tinariwen, a déclaré au Guardian : « L’armée malienne et les mercenaires russes de Wagner brûlent les villages, massacrent les animaux et violent les femmes. Personne n’en parle, ni les hommes politiques ni les journalistes, donc c’est à nous de le faire savoir au reste du monde grâce à notre musique ».
Ce qu'il faut retenir
- Tinariwen a sorti son dixième album, intitulé « Hoggar ».
- L’album a été enregistré dans le désert algérien, à Tamanrasset.
- Les membres de Tinariwen ont trouvé refuge dans cette région après avoir fui la montée des violences au Mali en 2024.
- L’opus rend hommage à la splendeur du Hoggar et sonne comme un cri de résistance aux violences menaçant la région.
- Abdallah Ag Alhousseini, cofondateur de Tinariwen, a déclaré que l’armée malienne et les mercenaires russes de Wagner brûlent les villages, massacrent les animaux et violent les femmes.
Le contexte de la création de l’album
En 2024, les affrontements à la frontière nord du Mali entre des groupes islamistes, l’armée malienne, des groupes rebelles touaregs et des mercenaires de Wagner ont provoqué des déplacements massifs de population et des violations des droits humains dans le pays. Face à ces atrocités, Tinariwen a voulu réunir pour porter un message, comme le précise Courrier International.
Sa voix résonne avec d’autant plus de force qu’elle a pris une autre dimension lors de l’enregistrement, avec plusieurs artistes invités, à commencer par le chanteur d’Imarhan, Iyad Moussa Ben Abderahmane, dit « Sadam ». « Ces deux groupes ne présentent qu’une toute petite partie de la richesse de notre patrimoine culturel, il y a tellement d’autres choses à faire découvrir au public », a expliqué Sadam, citant comme exemples le « chant de l’imzad », instrument à une corde joué par des femmes, ou la « poésie en langue touareg ».
L’album « Hoggar »
La presse spécialisée est impressionnée devant ce dixième album qui couronne une impressionnante carrière de plus de quarante ans. « Le fait que ce groupe ait traversé tant d’épreuves et qu’il réussisse quand même à trouver de nouvelles voies d’expression donne à l’album une résonance et une profondeur très forte », estime Far Out Magazine, comme le rapporte Courrier International.
La voix de Sadam s’unit avec harmonie à celles des membres de Tinariwen, qui sont également rehaussées par celles d’un chœur de femmes, ou accompagnés sur « Imidiwan Takyadam » par le chanteur suédois José González, fan de la première heure, et sur « Sagherat Assani » par la Soudanaise Sulafa Elyas. Le sens de la communauté et de l’accueil, cher aux Touaregs, est très palpable : « On les imagine tous assis autour d’un feu, à rêver ardemment d’un avenir meilleur avec ces chants de résistance émouvants, sans doute las de devoir se faire, encore et toujours, les ambassadeurs de la paix, mais nourris par la sagesse de l’âge et leur connaissance du monde », écrit le magazine spécialisé britannique.
Les prochaines étapes
En conclusion, l’album « Hoggar » de Tinariwen est un cri de résistance contre les violences qui menacent la région du Hoggar et un hommage à la splendeur de ce désert. Le groupe poursuit son combat pour la paix et continue de porter un message d’espoir et de résilience. Les prochaines étapes du groupe seront suivies avec intérêt, notamment son concert à Paris en mai 2026.
