Selon Le Figaro, un peu plus d’un an après le drame qui avait bouleversé le bassin d’Arcachon, les députés ont adopté jeudi l’amendement « Benjamin », du nom du jeune Benjamin Mano, mort à l’âge de 8 ans, après avoir été percuté par un bateau de pêche à l’entrée du port d’Arcachon, le 21 mai 2025. Le garçon avait été violemment heurté par le navire alors qu’il participait à une sortie en Optimist. L’enquête avait établi que le marin était sous l’empire de la cocaïne au moment des faits, provoquant une onde de choc et relançant le débat sur l’absence de contrôles de stupéfiants en mer.
Ce qu'il faut retenir
- L’amendement « Benjamin » a été adopté par les députés pour autoriser les contrôles d’alcoolémie et de stupéfiants en mer.
- Le jeune Benjamin Mano est mort à l’âge de 8 ans après avoir été percuté par un bateau de pêche.
- Le marin responsable de l’accident était sous l’empire de la cocaïne au moment des faits.
Le contexte de l’amendement
Quelques jours après l’accident, la députée de la 8e circonscription de la Gironde, Sophie Panonacle, avait saisi le ministre de l’Intérieur afin de réclamer un renforcement des pouvoirs des autorités maritimes. Son objectif : permettre des dépistages d’alcool et de drogues auprès des plaisanciers comme des professionnels, à l’instar de ce qui existe sur le réseau routier. Dans le même temps, les parents de Benjamin avaient engagé un long combat pour faire évoluer la loi.
Les réactions et les prochaines étapes
C’est donc une première victoire pour les parents de Benjamin, même si la députée Sophie Panonacle veut aller encore plus loin et souhaite désormais créer un délit d’« homicide en mer », inspiré de l’homicide routier instauré en 2023 en France. Les prochaines étapes seront cruciales pour voir comment cette loi sera mise en application et si elle pourra réellement contribuer à prévenir de tels drames en mer.
Le Figaro rapporte que cette adoption est une étape importante vers une meilleure sécurité en mer, mais qu’il reste encore beaucoup à faire pour prévenir de tels accidents. Les réactions des plaisanciers et des professionnels de la mer seront à suivre de près pour voir comment cette loi sera accueillie et mise en œuvre.