Selon Le Figaro, un animateur de centre aéré de Carrières-sous-Poissy, dans les Yvelines, a été placé en garde à vue puis relâché le 29 juin pour des soupçons d’agression sexuelle sur une fillette de quatre ans inscrite dans la même structure. L’animateur, âgé de 25 ans et inconnu des services de police, a été entendu moins de 24 heures avant d’être laissé libre.
Ce qu'il faut retenir
- L'animateur de 25 ans a été placé en garde à vue puis relâché le 29 juin.
- Les soupçons d’agression sexuelle portent sur une fillette de quatre ans inscrite dans le centre aéré.
- L'enquête a été ouverte après que la mère de la fillette ait découvert une tache rougeâtre dans la culotte de sa fille.
Les faits
La mère de la fillette a découvert une tache rougeâtre dans la culotte de sa fille au retour du centre aéré, a indiqué une source proche du dossier. Interrogée par sa mère, l’enfant aurait d’abord évoqué une camarade avant de désigner l’animateur qui aurait «réitéré le mouvement de frottement de son sexe».
La fillette a ensuite été entendue par les enquêteurs et a revenu sur sa version, mettant en cause un petit garçon de son âge qui lui aurait «pincé les fesses». Les enquêteurs ont également entendu la camarade et le petit garçon, mais aucun élément n’a permis de corroborer les accusations portées contre eux.
L'enquête
Les investigations menées ces derniers jours n’ont pas permis d’établir ce qui s’est réellement passé. L’examen médical n’a pas permis d’établir l’intervention d’un tiers et l’exploitation du téléphone de l’animateur n’a pas révélé d’éléments à charge.
L’animateur a certifié aux policiers «ne pas s’être retrouvé seul avec la fillette» lors de la journée litigieuse et a dressé le portrait d’une enfant «calme, sans problème» lors de ses venues au centre aéré. Il a également assuré être «très affecté par la procédure» et a remis en question sa volonté de continuer à travailler avec des enfants.
Le parquet de Versailles devra prendre une décision sur la suite à donner à l’enquête et les investigations se poursuivront pour élucider les faits. La communauté du centre aéré et les familles des enfants qui y sont inscrits attendent avec anxiété les résultats de l’enquête.