Selon Futura Sciences, un cas médical exceptionnel a été rapporté dans la revue The American Journal of Emergency Medicine. Une femme de 94 ans, victime d’un arrêt cardiaque, est revenue à la vie sans aucune réanimation, après que son cœur s’est arrêté de battre pendant environ 180 secondes.
Ce phénomène, connu sous le nom de « phénomène de Lazare », se produit lorsque le cœur d’une personne déclarée morte redémarre sans réanimation. Dans la majorité des cas, ce phénomène est suivi d’un décès. Cependant, dans le cas de cette femme, le résultat a été tout à fait différent.
Ce qu'il faut retenir
- Une femme de 94 ans a été victime d’un arrêt cardiaque.
- Les médecins n’ont pas entrepris de réanimation en raison de ses directives anticipées.
- Le cœur de la patiente a repris spontanément ses activités environ dix secondes après l’arrêt cardiaque.
Les faits
La patiente, qui résidait en Ehpad, a appelé le Samu après avoir ressenti des douleurs thoraciques pendant plusieurs heures. Les secouristes ont constaté que la patiente était pleinement consciente et capable de répondre à leurs questions. Un électrocardiogramme (ECG) a été réalisé, qui a révélé que la patiente était en train de faire un infarctus.
Une ambulance de réanimation a été envoyée sur les lieux, mais la patiente a perdu connaissance et a présenté des difficultés à respirer avant l’arrivée des secouristes. Le médecin urgentiste a décidé de ne pas commencer de manœuvres de réanimation en raison des directives anticipées de la patiente, qui indiquaient qu’elle ne souhaitait pas être maintenue en vie en cas de perte de conscience irréversible.
Le phénomène de Lazare
Après 180 secondes de fibrillation ventriculaire, le cœur de la patiente s’est arrêté de battre. Cependant, alors que le médecin était en train de rédiger le certificat de décès, le moniteur a révélé un retour spontané de la circulation environ dix secondes après l’arrêt cardiaque. Les soignants sur place ont d’abord suspecté une activité électrique sans pouls, mais cette activité a augmenté au fil des secondes et un pouls a été détecté à la palpation.
La patiente a progressivement repris conscience environ 40 minutes après la reprise d’un rythme cardiaque. Elle a bénéficié d’une opération pour traiter les lésions au cœur et a récupéré ses facultés neurologiques. Deux jours plus tard, elle a été transférée des soins intensifs à un service de réadaptation.
Les conséquences
Ce cas met en lumière la nécessité éthique de rédiger des directives anticipées précises et personnalisées. Les médecins ont souligné que les directives anticipées de la patiente n’étaient pas claires et ne correspondaient pas à ce qu’elle voulait en réalité.
Les médecins ont conclu que ce cas souligne l’importance de l’adaptabilité et du jugement clinique face à des réversions inattendues d’un état de mort présumée. Il est essentiel de prendre en compte les directives anticipées des patients et de les intégrer dans la prise en charge médicale.