Le gouvernorat de Damas a adopté un décret interdisant la vente d’alcool dans les bars, restaurants et cafés de la capitale, suscitant crainte et colère parmi les noctambules, selon Courrier International.

La mesure, adoptée le 16 mars 2026, impose aux débits de boissons et aux discothèques de se transformer en cafés dans un délai de trois mois. Seules les bouteilles scellées seront acceptées dans les commerces de certains quartiers pour une consommation à domicile.

Ce qu'il faut retenir

  • Le décret interdit la vente d’alcool dans les bars, restaurants et cafés de Damas.
  • Les débits de boissons et les discothèques doivent se transformer en cafés dans un délai de trois mois.
  • Les bouteilles scellées seront acceptées dans les commerces de certains quartiers pour une consommation à domicile.

Contexte et réactions

Les noctambules de Damas, comme Ahmad*, 22 ans, sont inquiets pour leur liberté de sortir et de consommer de l’alcool. « Même si la mesure est appliquée, on trouvera d’autres moyens de boire dehors, il y aura des pubs clandestins », a-t-il déclaré. Antoine*, un autre noctambule, partage le même avis : « En Syrie, il y a des mosquées, des églises et des boîtes de nuit, et chacun va là où il veut ».

Le décret impose également aux magasins d’alcool de se trouver à au moins 75 mètres d’une école ou d’un lieu de culte, et à minimum 20 mètres des commissariats et des bâtiments d’État. Cette mesure est considérée comme difficile à appliquer dans les quartiers co.

Enjeux et conséquences

La décision du gouvernorat de Damas suscite des inquiétudes quant à la liberté des Syriens de consommer de l’alcool et de sortir. Les noctambules craignent que cette mesure ne conduise à la création de pubs clandestins et à une augmentation de la consommation d’alcool illicite.

La mesure pourrait également avoir des conséquences économiques, car les bars et les restaurants sont des lieux de rencontre importants pour les Syriens et les touristes. La perte de ces lieux pourrait avoir un impact négatif sur l’économie locale.

Impact sur la société syrienne

La décision du gouvernorat de Damas reflète les tensions entre les différentes communautés religieuses en Syrie. Les quartiers à majorité chrétienne, comme Bab Touma, Bab Charki et Kassaa, sont autorisés à vendre des bouteilles scellées pour une consommation à domicile.

Cette mesure pourrait être perçue comme une atteinte aux libertés individuelles et comme une tentative de contrôler la vie des Syriens. Les noctambules et les propriétaires de bars et de restaurants craignent que cette mesure ne conduise à une perte de leur liberté et de leur moyen de subsistance.

Et maintenant ?

Il est difficile de prédire comment la situation va évoluer, mais il est probable que les noctambules et les propriétaires de bars et de restaurants vont trouver des moyens de contourner la mesure. La date butoir pour la transformation des débits de boissons et des discothèques en cafés est fixée à trois mois après la publication du décret.

Il reste à voir comment les autorités syriennes vont appliquer cette mesure et comment les Syriens vont réagir. La situation pourrait conduire à des tensions sociales et à des conflits entre les différentes communautés religieuses.

En conclusion, la décision du gouvernorat de Damas d’interdire la vente d’alcool dans les bars, restaurants et cafés de la capitale syrienne suscite crainte et colère parmi les noctambules et les propriétaires de ces établissements. Cette mesure pourrait avoir des conséquences économiques et sociales importantes et reflète les tensions entre les différentes communautés religieuses en Syrie.