Un drone a frappé ce dimanche 31 mai 2026 la centrale nucléaire de Zaporijjia, située dans le sud de l’Ukraine occupée par la Russie. Selon Ouest France, l’incident a été signalé par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui évoque un événement susceptible d’inquiéter quant à la sécurité des installations.
Ce qu'il faut retenir
- Un drone a percuté la centrale nucléaire de Zaporijjia, contrôlée par la Russie depuis 2022.
- L’incident a été confirmé par l’AIEA dans un communiqué publié le 31 mai 2026.
- La région est sous occupation russe depuis le début du conflit en Ukraine en 2022.
- Les autorités locales n’ont pas encore communiqué sur d’éventuels dégâts matériels ou humains.
- L’AIEA a appelé à une enquête rapide pour évaluer les risques encourus.
Une attaque ciblant une infrastructure stratégique
La centrale de Zaporijjia, la plus grande d’Europe en termes de capacité, est sous contrôle russe depuis mars 2022, lors de l’invasion de l’Ukraine. Occupée par les forces de Moscou, elle fonctionne toujours sous supervision technique ukrainienne, mais avec des tensions récurrentes entre les deux parties. Selon l’AIEA, l’impact du drone n’a pas provoqué d’incident nucléaire, mais l’événement soulève des questions sur la vulnérabilité des sites sensibles dans une zone de guerre.
L’agence onusienne a précisé que des experts étaient en train d’évaluer les conséquences de cette frappe. « Nous suivons de près la situation et restons en contact avec toutes les parties pour garantir la sûreté des installations », a indiqué un porte-parole de l’AIEA, cité par Ouest France.
Un contexte de tensions accrues dans le sud de l’Ukraine
La région de Zaporijjia, stratégique en raison de ses infrastructures énergétiques, est le théâtre d’affrontements réguliers depuis le début de l’offensive russe. Les autorités ukrainiennes accusent Moscou d’utiliser les sites civils comme boucliers humains ou de les instrumentaliser à des fins militaires. En 2024, l’AIEA avait déjà alerté sur les risques liés à la militarisation de la centrale, classée parmi les plus dangereuses au monde.
Côté russe, les autorités locales ont minimisé l’incident, évoquant une « provocation ukrainienne » destinée à discréditer l’armée russe. « Aucune fuite radioactive n’a été détectée », a affirmé le gouverneur pro-Kremlin de la région, Vladimir Rogov, dans une déclaration relayée par les médias d’État russes.
Les prochains jours seront déterminants pour évaluer l’ampleur des dégâts et les mesures de sécurité supplémentaires qui pourraient être mises en place. Une inspection conjointe des experts de l’AIEA et de l’Ukraine, si elle est autorisée par Moscou, serait un premier pas vers une désescalade.
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En attendant, la question se pose : comment protéger des infrastructures aussi critiques dans une zone de conflit prolongé ? La communauté internationale, déjà sollicitée pour soutenir la reconstruction des réseaux énergétiques ukrainiens, pourrait être appelée à renforcer son rôle de médiateur.
Pour l’instant, l’AIEA n’a signalé aucune fuite radioactive ni danger immédiat. Cependant, toute dégradation des systèmes de refroidissement ou des structures de confinement pourrait entraîner un scénario catastrophique. Les experts soulignent que les réacteurs, bien que arrêtés, nécessitent une surveillance constante pour éviter une surchauffe.