« J'étais souvent puni quand j'étais jeune. Je ne pouvais ni sortir ni regarder la télé, alors je lisais le journal et sa rubrique faits divers », explique Bruno, un enquêteur amateur, à BFM - Faits Divers. Cette passion pour les faits divers, développée dès son enfance, l'a mené à résoudre un cold case vieux de 33 ans et à identifier « l'inconnue de Verdun ».
Bruno, âgé de 41 ans, est veilleur de nuit dans des hôtels. Il consacre son temps libre à la recherche de personnes disparues. « Je tente de faire avancer les choses, de me rendre utile, c'est tout », résume-t-il. En France, de nombreuses personnes, qui ne sont ni policiers ni juges d'instruction, accordent de leur temps personnel à la résolution d'affaires criminelles, comme Bruno.
Ce qu'il faut retenir
- Bruno, un enquêteur amateur, a résolu un cold case vieux de 33 ans.
- Il a identifié « l'inconnue de Verdun », une jeune femme retrouvée morte à Verdun en 1989.
- La victime a été identifiée comme étant Elisabeth Wessels, une Allemande de 31 ans.
- Bruno a utilisé ses compétences en recherche pour retrouver des indices et des détails sur l'affaire.
- Il a créé une page YouTube, Infocrimes, dédiée aux faits divers et aux affaires criminelles.
Le parcours de Bruno
D'après BFM - Faits Divers, Bruno a développé sa passion pour les faits divers en lisant le journal et sa rubrique faits divers lorsqu'il était jeune. Il a commencé à s'intéresser aux affaires criminelles, notamment au meurtre d'Élodie Kulik, qui a été le premier cold case à le marquer. « Elle a été tuée, je n'avais même pas 17 ans. J'ai compris que certaines affaires n'étaient pas élucidées et ça m'a vraiment intrigué », explique-t-il.
Il a également été fasciné par l'affaire du tueur en série Michel Fourniret. « C'est l'affaire où il y a le plus de mystères à découvrir », pense Bruno. Il a suivi de près l'enquête, de l'arrestation de Fourniret aux aveux de son ex-femme, Monique Olivier. « Je suivais tous les articles, je récoltais tout ce que je pouvais », rappelle-t-il.
L'enquête sur « l'inconnue de Verdun »
En 2020, alors qu'il cherchait des informations sur l'ogre des Ardennes, Bruno est tombé sur un article de presse belge qui datait de 2004. L'article parlait d'un corps exhumé pour les besoins d'une enquête relancée dans une région où Michel Fourniret avait commis des méfaits. « Je me souviens m'être dit : 'mais qu'est-ce que c'est que cette histoire'. Je me suis dit que c'est probablement parce qu'elle a été identifiée », explique-t-il.
Le corps en question était celui d'une jeune femme retrouvée morte à Verdun en 1989. Bruno a appris qu'elle avait été enterrée sous X, sans jamais avoir été identifiée. « Je me suis mis en tête de le faire », dit-il. Pour y parvenir, il a utilisé une carte où il recensait et répertoriait toutes les disparitions, les cold case et les corps non identifiés en France et en Europe.
La résolution de l'enquête
Bruno a comparé les informations qu'il avait trouvées avec celles de l'acte de décès de « l'inconnue de Verdun ». « Tout colle sauf une chose : sur l'acte de décès, ils estimaient que la femme était décédée en décembre 1988. Et moi, ma disparue avait disparu en février 1989 », rappelle-t-il. Malgré cette différence, il a persisté dans son idée que c'était bien elle.
Convaincu, Bruno a contacté les autorités hollandaises : « Est-ce que Elisabeth Wessels est toujours portée disparue ? Je sais où elle est. Elle est dans une tombe au cimetière de Verdun ». Les autorités ont pris ses déclarations au sérieux et ont mené des recherches supplémentaires. Quelques mois plus tard, la comparaison entre les deux ADN a confirmé son intuition : l'inconnue de Verdun est bien Elisabeth Wessels.
En conclusion, l'histoire de Bruno montre que la passion et la détermination peuvent mener à des résultats concrets dans la résolution des affaires criminelles. Son travail sur le cold case de « l'inconnue de Verdun » est un exemple de l'importance de ne pas abandonner les enquêtes, même après de nombreuses années.