Le 4 avril 2026, selon Le Figaro, un Français de 62 ans, né au Laos, a été exécuté en Chine pour trafic de drogue. Le ministère français des Affaires étrangères a annoncé cette nouvelle avec consternation, soulignant que cette exécution a eu lieu « malgré la mobilisation des autorités françaises » pour obtenir une décision de clémence à titre humanitaire.

Le Français, nommé Chan Thao Phoumy, avait été condamné à mort en 2010 par un tribunal de Canton pour fabrication, transport, contrebande et trafic de méthamphétamine. Il était accusé de faire partie d’un réseau qui aurait produit de 1999 à 2003 en Chine des tonnes de cette drogue synthétique.

Ce qu'il faut retenir

  • Un Français de 62 ans a été exécuté en Chine pour trafic de drogue.
  • Il avait été condamné à mort en 2010 pour fabrication, transport, contrebande et trafic de méthamphétamine.
  • Le ministère français des Affaires étrangères a condamné cette exécution, soulignant qu'elle a eu lieu malgré les efforts pour obtenir une décision de clémence.

Le contexte de l'affaire

Chan Thao Phoumy avait initialement été condamné à la prison à vie suite à son arrestation en 2005. Cependant, après l’apparition d’éléments nouveaux, il a été rejugé et condamné à la peine de mort. Le ministère des Affaires étrangères a dénoncé une violation des droits de l’intéressé, notamment le fait que la défense de M. Chan n’ait pas eu accès à la dernière audience au tribunal.

La France a réaffirmé son opposition à la peine de mort « partout et en toutes circonstances » et a appelé à « son abolition universelle ». Selon des chiffres de l’association Ensemble contre la peine de mort (ECPM) de 2025, Chan Thao Phoumy faisait partie de quatre Français condamnés à mort dans le monde.

La situation de la peine de mort en Chine

La Chine ne publie pas de statistiques officielles sur le recours à la peine de mort, classées secret d’État. Cependant, selon Amnesty International, la Chine est « le pays au monde ayant procédé au plus grand nombre d’exécutions », avec des « milliers de personnes condamnées à mort et exécutées » chaque année.

Et maintenant ?

La France devrait continuer à s’engager pour l’abolition de la peine de mort à l’échelle internationale. Les prochaines étapes dans ce domaine pourraient inclure des discussions diplomatiques avec les pays qui pratiquent encore la peine de mort, ainsi que des efforts pour sensibiliser l’opinion publique à cette question.

En conclusion, l’exécution de Chan Thao Phoumy en Chine soulève des questions importantes sur la peine de mort et les droits de l’homme. La France et la communauté internationale devraient poursuivre leurs efforts pour promouvoir l’abolition de la peine de mort et protéger les droits des individus condamnés à mort.