Le monde médical pourrait bien être à l'aube d'une révolution pour les patients atteints de la maladie de Parkinson. Imaginez un médicament capable de non seulement atténuer les symptômes mais aussi de freiner l'évolution de la maladie. Ça semble trop beau pour être vrai ? C'est pourtant la promesse d'un nouveau traitement en cours d'expérimentation.
La maladie de Parkinson, un fléau du quotidien
En France, pas moins de 200 000 personnes vivent avec la maladie de Parkinson, et chaque année, environ 25 000 nouveaux cas viennent s'ajouter. Cette affection neurologique résulte de la disparition progressive des neurones producteurs de dopamine, cette molécule qui joue le rôle de messager dans notre cerveau. Conséquence ? Tremblements, lenteur des mouvements, troubles de la marche... Autant dire que la vie quotidienne en prend un sacré coup.
Vers une réparation du cerveau ?
Pour l'heure, les traitements actuels et la stimulation cérébrale se contentent de soulager les symptômes. Mais aux États-Unis, une équipe de chercheurs mise sur une approche innovante : la réparation du cerveau grâce aux cellules souches. « Si on parvient à rétablir la production normale de dopamine, on peut ralentir la maladie et restaurer les fonctions motrices », déclare avec optimisme le neurochirurgien Brian Lee. Son équipe de Keck Medicine of USC utilise des cellules souches pluripotentes induites (iPS), espérant qu'elles mûrissent en neurones capables de produire de la dopamine.
Une méthodologie rigoureuse
Concrètement, comment ça marche ? On prélève des cellules de peau ou de sang chez un patient, qu'on reprogramme pour revenir à un état semblable à celui d'une cellule embryonnaire. Ensuite, direction le laboratoire où ces cellules sont orientées pour devenir des neurones dopaminergiques, prêts à remplacer ceux détruits par la maladie. C'est un peu comme remonter le temps pour les cellules.
Des essais cliniques prometteurs
Actuellement, l'essai clinique mené par Keck Medicine suit une douzaine de patients atteints de Parkinson modéré à modéré-sévère, sur une durée de cinq ans. Et les États-Unis ne sont pas seuls dans cette course effrénée. À Boston, une thérapie autologue utilise les propres cellules sanguines des patients, tandis qu'au Japon, l'Université de Kyoto a lancé un essai avec des millions de cellules greffées dans le cerveau de sept patients.
Un dépistage plus précoce
Autre avancée significative : un dépistage plus précoce grâce à une prise de sang. Des chercheurs ont identifié un motif génétique propre aux personnes en début de maladie, ouvrant ainsi la voie à une détection avant l'apparition des symptômes moteurs. Une avancée qui pourrait tout changer, car dépister tôt, c'est traiter mieux.
Et en France ?
En France, bien que ces traitements ne soient pas encore disponibles, la recherche sur Parkinson est en effervescence. De nombreux essais cliniques sont en cours, portés par l'espoir de changer radicalement la prise en charge de cette maladie.
Les cellules iPS sont créées en reprogrammant des cellules adultes, comme celles de la peau, pour revenir à un état embryonnaire, permettant ainsi de les transformer en n'importe quel type cellulaire.
Comme pour toute intervention médicale, il existe des risques d'infection et de rejet. Les patients sont suivis de près pour détecter rapidement toute complication.
La perspective de pouvoir réparer le cerveau est-elle à notre portée ? Seul l'avenir nous le dira, mais une chose est sûre : la recherche avance à grands pas.