Un Franco-Marocain présenté comme l’un des organisateurs présumés d’une série d’enlèvements visant des détenteurs de cryptomonnaies en France a été condamné à 25 ans de prison au Maroc, selon Cryptoast. Cette décision, rapportée par un média local marocain, intervient alors que plusieurs affaires similaires continuent d’interroger la coordination judiciaire et policière.

Depuis 2024, plus d'une cinquantaine de détenteurs de cryptomonnaies, entrepreneurs ou proches de personnalités du secteur ont été ciblés par des enlèvements avec demande de rançon. Ce type d'attaque n'est pas nouveau, mais il a pris une autre dimension dans l'Hexagone, faisant de la France le 1er pays en termes d'agression crypto, devant même les États-Unis et leurs 340 millions d'habitants.

Ce qu'il faut retenir

  • Un Franco-Marocain a été condamné à 25 ans de prison au Maroc pour son implication présumée dans des enlèvements de détenteurs de cryptomonnaies.
  • Plus de 50 détenteurs de cryptomonnaies ont été ciblés par des enlèvements avec demande de rançon en France depuis 2024.
  • La France est devenue le 1er pays en termes d'agression crypto, devant les États-Unis.

Le contexte des enlèvements

Arrêté au mois de juin 2025, le média local marocain Tanja7 rapporte que la cour d’appel de Tanger aurait condamné Mohammed Hamid Bajou à 25 ans de prison ferme. L’homme est présenté comme le chef présumé d’un groupe ayant ciblé des personnes fortunées en France, notamment dans le secteur des cryptomonnaies.

Mohammed Hamid Bajou aurait également été condamné à verser 1 million de dirhams à chacun des 2 plaignants, Bruno Desnos et Kylian Desnos, soit un peu plus de 93 000 euros. Toutefois, la confirmation de cette condamnation reste à manier avec prudence, l’information n’a, pour l’instant, été confirmée par aucune source judiciaire officielle.

Les conséquences de la condamnation

Cette condamnation, si elle est confirmée, marquerait une étape importante dans le traitement judiciaire d’une série d’affaires qui a fortement inquiété l’écosystème crypto français, mais elle ne suffit malheureusement pas à clore le sujet. Le problème dépasse le cas d’un seul suspect, nous assistons en France et en Europe aux attaques d’un ou plusieurs réseaux spécialisés dans les enlèvements avec rançon en cryptomonnaie, avec de nombreuses victimes, potentiellement plusieurs commanditaires, des exécutants recrutés pour quelques milliers d'euros pour les opérations physiques et des dossiers judiciaires parfois dispersés entre différentes juridictions.

Et maintenant ?

La réponse ne peut donc pas se limiter à la condamnation d’un organisateur présumé. D’autres agressions, tentatives d’enlèvement ou projets d’attaque pourraient être commandités par d’autres personnes ou d’autres réseaux. Ces affaires affectent l’ensemble du secteur crypto français, qui doit désormais prendre des mesures de protection contre ces attaques.

Il est important de noter que la sécurité des détenteurs de cryptomonnaies est une préoccupation majeure, et que des mesures de protection doivent être prises pour éviter de tomber victime de ces attaques. Vous pouvez vous renseigner sur les meilleures pratiques de sécurité pour protéger vos cryptomonnaies sur des sites spécialisés tels que Kraken ou Bitstack.

En conclusion, la condamnation de Mohammed Hamid Bajou est une étape importante dans la lutte contre les enlèvements de détenteurs de cryptomonnaies, mais elle ne résout pas le problème dans son ensemble. Il est essentiel de continuer à sensibiliser les détenteurs de cryptomonnaies aux risques et de prendre des mesures de protection pour éviter de tomber victime de ces attaques.