Un Airbus long-courrier reliant São Paulo à Atlanta a dû interrompre son vol et effectuer un demi-tour après qu’un de ses moteurs ait pris feu en plein ciel. L’incident, survenu ce mardi 31 mars 2026, n’a fait aucune victime parmi les 236 passagers et 12 membres d’équipage à bord. Selon BMF - International, l’appareil a décollé comme prévu à 14h25 (heure locale) de l’aéroport international de Guarulhos avant de signaler une avarie majeure moins d’une heure après le décollage.
Ce qu'il faut retenir
- Un Airbus A350 opéré par LATAM Airlines a dû faire demi-tour après l’embrasement d’un moteur en vol
- Le vol, parti de São Paulo à destination d’Atlanta, transportait 236 passagers et 12 membres d’équipage
- Aucun blessé n’est à déplorer, l’atterrissage d’urgence s’étant déroulé sans encombre
- Les autorités brésiliennes ont ouvert une enquête pour déterminer les causes de l’incident
- L’avion a atterri en toute sécurité à 15h47 (heure locale) à l’aéroport de départ
Un départ sans histoire, un atterrissage d’urgence
L’appareil, un Airbus A350 immatriculé PR-LXA, avait quitté la piste de l’aéroport international de Guarulhos à 14h25, heure de Brasília. Selon le communiqué de LATAM Airlines diffusé moins de deux heures plus tard, l’équipage a signalé une perte de puissance sur l’un des deux moteurs Rolls-Royce Trent XWB peu après avoir atteint son altitude de croisière. « Les pilotes ont immédiatement enclenché les procédures d’urgence et mis le cap sur São Paulo », a indiqué une source proche de la compagnie, d’après BMF - International.
L’atterrissage s’est effectué à 15h47 sans incident, l’avion se posant avec ses trains d’atterrissage intacts. Les pompiers de l’aéroport ont rapidement sécurisé la zone, mais aucun départ de feu n’a été constaté à l’extérieur de l’appareil. « L’incendie a été maîtrisé par les systèmes automatiques de l’avion avant l’atterrissage », a précisé un porte-parole de LATAM Airlines, cité par la même source.
Des passagers indemnes, une enquête en cours
Aucun blessé n’est à déplorer parmi les occupants de l’appareil, selon les premiers bilans établis par les autorités aéroportuaires brésiliennes. Les passagers, majoritairement des Brésiliens et des Américains en transit, ont été pris en charge par les services de la compagnie pour une réorganisation de leur voyage. « Nous allons examiner les options pour les réacheminer vers Atlanta dès que possible », a déclaré un responsable de LATAM Airlines, ajoutant que « la sécurité des passagers et de l’équipage reste notre priorité absolue ».
Le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) brésilien, en collaboration avec le constructeur Airbus et le motoriste Rolls-Royce, a ouvert une enquête technique pour déterminer les causes de l’avarie. « Nous allons analyser les boîtes noires ainsi que les données de maintenance de l’appareil », a indiqué une source au sein du BEA, confirmant que « toutes les pistes sont envisagées, y compris un défaut de fabrication ou une erreur de maintenance ».
Un incident rare mais pas isolé
Les incidents impliquant des moteurs en vol restent rares dans l’aviation commerciale moderne, mais ils ne sont pas exceptionnels. En 2023, un Boeing 777 de United Airlines avait subi une panne similaire peu après son décollage de San Francisco, entraînant un atterrissage d’urgence à Honolulu. Dans le cas présent, les systèmes de sécurité de l’Airbus A350 ont permis de limiter les risques, évitant ainsi une issue plus grave.
Selon les données de l’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA), le taux d’incidents moteurs en vol pour les appareils long-courriers était de 0,04 pour 1 000 vols en 2025, un chiffre en baisse constante depuis une décennie. « Les constructeurs ont renforcé les normes de sécurité, mais les vérifications régulières restent indispensables », rappelle un expert aéronautique contacté par BMF - International.
Réactions et suites à attendre
Les réactions des autorités et des industriels du secteur ne devraient pas tarder. Le ministre brésilien des Transports, contacté par BMF - International, a indiqué que « toutes les mesures seront prises pour garantir la sécurité des vols ». Du côté d’Airbus, un porte-parole a souligné que « la sécurité des passagers est au cœur de nos priorités », tout en rappelant que « chaque incident fait l’objet d’une analyse approfondie ».
En Europe, l’EASA pourrait également réévaluer les procédures de maintenance des moteurs Trent XWB si les premières investigations pointaient vers un défaut récurrent. « Nous suivons la situation de près et nous adapterons nos recommandations si nécessaire », a déclaré une porte-parole de l’agence.
Bref, cet incident rappelle que, malgré les progrès technologiques, l’aviation civile reste un secteur où la vigilance doit être constante. Les prochaines semaines seront déterminantes pour comprendre les causes exactes de cette avarie et éviter qu’elle ne se reproduise.
D'après les dernières données disponibles, les compagnies aériennes asiatiques et moyen-orientales enregistrent le plus d'incidents moteurs en vol, suivies par les transporteurs américains. En Europe, les taux restent parmi les plus bas au monde, grâce à des programmes de maintenance stricts.
Une enquête complète peut prendre entre 3 et 12 mois, selon la complexité du problème. Les rapports préliminaires sont généralement publiés sous 30 jours, mais les recommandations définitives peuvent mettre plusieurs mois à être appliquées.
