Depuis ce week-end, les propriétaires de cheminées, inserts ou poêles à bois disposent d’une solution inédite pour éviter la traditionnelle corvée de bûches. Selon Futura Sciences, Dominique Chenais, un entrepreneur sarthois, a mis au point un brasier à granulés de bois compatible avec les installations existantes. Son invention, commercialisée sous la marque BFC Confort, permet de profiter d’un feu sans les contraintes logistiques liées au stockage et au transport du bois.
Ce qu'il faut retenir
- Un brasier à granulés de bois, breveté et fabriqué en France, s’adapte aux cheminées ouvertes, inserts et poêles à bois sans modification ni électricité.
- Les modèles en acier réfractaire, légers et robustes, coûtent entre 310 € et 320 €, tandis que ceux en fonte sont proposés à 420 €.
- Le dispositif, disponible en ligne et en magasin, offre entre 3 et 6 heures de chauffage selon la taille du foyer, avec une flamme vive pendant deux heures.
- Les granulés génèrent moins de cendres que les bûches, simplifiant l’entretien des foyers.
Une réponse à une demande des utilisateurs
L’idée est née d’une question récurrente posée à Dominique Chenais, qui cumule près de trente ans d’expérience dans le secteur des poêles à pellets et des cheminées. « Peut-on brûler des granulés dans une cheminée ? » lui demandaient ses clients. Plutôt que de se contenter d’une réponse négative, il a conçu un brasier permettant de transformer une cheminée traditionnelle en un système compatible avec les granulés. « L’objectif était de supprimer la corvée de bûches tout en offrant la possibilité de retrouver ponctuellement un feu traditionnel, en retirant simplement le brasier », explique-t-il.
Son invention, initialement développée en fonte, a ensuite été déclinée en acier réfractaire, un matériau plus léger et tout aussi résistant. « Nous avons sélectionné un acier spécial haute température pour garantir robustesse, durabilité et performance thermique », précise-t-il. Les deux versions sont désormais brevetées et couvertes par une garantie de cinq ans.
Un fonctionnement simple et sans contraintes
Le brasier BFC Confort se distingue par sa compatibilité universelle : il s’installe aussi bien dans les foyers ouverts que fermés, sans nécessiter de travaux ni d’assistance électrique. « Notre solution est adaptable aux cheminées ouvertes, inserts et poêles à bois existants, ce qui la rend accessible à un large public », souligne Dominique Chenais. Une fois en place, il suffit d’alimenter le brasier en granulés pour bénéficier d’une chaleur continue pendant plusieurs heures.
Par exemple, un modèle d’une contenance de trois à sept kilogrammes de pellets assure entre trois et six heures de chauffe, avec une flamme vive pendant deux heures. Les granulés, plus faciles à stocker et à transporter que les bûches, rendent l’utilisation quotidienne plus pratique. « Leur conditionnement en sacs les rend moins encombrants et leur combustion est plus propre, réduisant ainsi les cendres », ajoute-t-il. Un argument de poids pour les utilisateurs soucieux de praticité et d’écologie.
Une fabrication 100 % française
L’ensemble des brasiers BFC Confort est fabriqué en France, une fierté pour l’entreprise. Les modèles en fonte proviennent de Lorraine, tandis que ceux en acier réfractaire sont produits dans la Sarthe. « Cette proximité géographique nous permet de maîtriser la qualité et de soutenir l’économie locale », indique Dominique Chenais. Les tarifs varient selon les matériaux et les tailles : comptez entre 310 € et 320 € pour les versions en acier, et 420 € pour la version en fonte.
Pour se faire connaître, l’entrepreneur participe à des salons et foires en France et en Belgique. Les produits sont également disponibles à la vente sur le site de BFC Confort, avec livraison possible dans toute la France et en Belgique. Une accessibilité qui devrait séduire les particuliers comme les professionnels.
Un complément de chauffage économique et écologique
Bien que le brasier BFC Confort ne suffise pas à chauffer une habitation entière en hiver, il constitue un appoint idéal pour les saisons intermédiaires, lorsque les températures peinent à grimper. « Il permet de baisser le chauffage principal tout en profitant de la convivialité d’un feu de cheminée », explique Dominique Chenais. Son utilisation est particulièrement adaptée aux maisons secondaires ou aux résidences où le bois traditionnel n’est pas une option pratique.
Les granulés de bois, issus de résidus de scierie compressés, offrent un bilan carbone neutre. Leur combustion émet moins de particules fines que les bûches, ce qui en fait une solution plus respectueuse de l’environnement. « C’est une alternative propre, économique et accessible, sans travaux ni électricité », résume-t-il. Autant dire que l’invention arrive à point nommé, alors que les Français cherchent à réduire leurs factures d’énergie.
L’histoire de Dominique Chenais illustre parfaitement comment une simple question peut déboucher sur une solution répondant à un besoin concret. Son brasier à granulés de bois démontre que l’ingéniosité française a encore de beaux jours devant elle, surtout lorsqu’elle s’appuie sur des matériaux locaux et des circuits courts. Une réussite qui pourrait bien inspirer d’autres inventeurs dans le secteur du chauffage.
L’installation ne nécessite ni travaux ni modification de l’existant. Il suffit de placer le brasier dans le foyer, comme une grille classique, puis d’y verser les granulés. Aucun outil spécifique n’est requis, et l’opération peut être réalisée en quelques minutes.
Le modèle en fonte est plus lourd et offre une inertie thermique supérieure, idéale pour une chaleur prolongée. L’acier réfractaire, plus léger, est recommandé pour une manipulation facile et une montée en température rapide. Les deux versions garantissent une combustion optimale des granulés.