Une ressortissante taïwanaise de 19 ans a été arrêtée le 28 avril 2026 à l’aéroport international Suvarnabhumi de Bangkok, en Thaïlande, alors qu’elle tentait de faire passer trente tortues étoilées d’Inde dissimulées sous ses vêtements à l’aide de ruban adhésif, comme le rapporte Libération.
Selon les autorités thaïlandaises, la jeune femme, dont l’identité n’a pas été divulguée, portait ces animaux directement contre son corps, une méthode couramment employée par les trafiquants pour éviter les contrôles douaniers. Les tortues en question, classées comme « vulnérables » par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), sont particulièrement recherchées sur le marché noir des animaux de compagnie exotiques.
Ce qu'il faut retenir
- Une Taïwanaise de 19 ans interpellée à l’aéroport de Bangkok le 28 avril 2026 avec 30 tortues étoilées d’Inde dissimulées sous ses vêtements.
- Les animaux, classés « vulnérables » par l’UICN, étaient attachés avec du ruban adhésif.
- Cette espèce est très prisée sur le marché noir des animaux de compagnie exotiques.
Une méthode de dissimulation fréquente chez les trafiquants
Les tortues étoilées d’Inde (Geochelone elegans) sont des reptiles protégés dont la capture et le commerce illégal sont strictement encadrés. Les trafiquants utilisent des techniques variées pour contourner les contrôles, allant des faux fonds de valises aux cachettes corporelles comme celle employée par la jeune femme. Bangkok, en tant que hub aérien majeur en Asie du Sud-Est, constitue un point de transit privilégié pour ce type de trafic.
Les autorités thaïlandaises, en collaboration avec Interpol et les services douaniers, renforcent régulièrement leurs dispositifs de lutte contre ce fléau. En 2025, plus de 500 animaux protégés avaient été saisis dans des aéroports du pays, selon les chiffres officiels.
Un enjeu de conservation et de criminalité transnationale
La tortue étoilée d’Inde, reconnaissable à ses motifs étoilés sur la carapace, voit ses populations sauvages décliner en raison du braconnage et de la destruction de son habitat naturel. Son commerce est interdit par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), ratifiée par la Thaïlande.
Les peines encourues pour trafic d’espèces protégées en Thaïlande peuvent aller jusqu’à quatre ans de prison et des amendes pouvant atteindre 40 000 euros. Pourtant, le marché noir reste florissant, alimenté par une demande croissante en animaux exotiques dans certains pays.
L’interpellation et les suites judiciaires
La jeune femme a été placée en garde à vue après son arrestation, dans l’attente de son transfert devant le parquet thaïlandais. Les trente tortues, toutes vivantes lors de leur saisie, ont été confiées à des centres de soins spécialisés dans la faune sauvage à Bangkok.
Les enquêteurs tentent désormais d’identifier les éventuels commanditaires de ce trafic. D’après Libération, une enquête a été ouverte pour « transport illégal d’espèces protégées » et « association de malfaiteurs ».
Pour rappel, la Thaïlande, bien que signataire de la CITES, reste un pays où le trafic d’animaux sauvages persiste en raison de ses frontières poreuses et de sa position stratégique en Asie du Sud-Est. Les autorités locales multiplient les campagnes de sensibilisation, mais le défi reste de taille face à l’appétit des collectionneurs et aux réseaux criminels organisés.