Une otarie de Steller géante, surnommée « Chonkers », attire chaque jour des centaines de visiteurs au Pier 39 de San Francisco, selon Euronews FR. L’animal, repéré en train de se reposer parmi des otaries de Californie bien plus petites, est devenu la vedette improvisée du quartier touristique de Fisherman’s Wharf.

Ce qu'il faut retenir

  • Une otarie de Steller mâle, surnommée « Chonkers », est observée depuis plusieurs jours au Pier 39 de San Francisco, attirant des foules de curieux.
  • L’animal pèse plus d’une tonne, une taille exceptionnelle pour cette espèce dont les mâles adultes peuvent atteindre ce poids.
  • Les autorités estiment qu’il fait halte à San Francisco pour se nourrir et se reposer avant de regagner les eaux froides de l’Alaska.
  • L’espèce de Steller est la plus grande des otaries, reconnaissable à sa taille imposante et son pelage foncé.

Un spectacle insolite au cœur du Pier 39

Depuis le début de la semaine, des foules se pressent sur les pontons du Pier 39 pour apercevoir « Chonkers ». L’otarie géante, bien plus massive que ses congénères de Californie, a élu domicile temporaire sur un quai bondé. Les visiteurs s’arrêtent pour immortaliser l’instant, tandis que l’animal se prélasse ou se déplace avec une lenteur imposante avant de plonger dans les eaux de la baie.

« Les gens sont fascinés par sa taille, mais aussi par le contraste saisissant entre cette géante et les otaries locales », explique un agent du port. Le phénomène a pris une telle ampleur que certains commerçants du quartier en ont profité pour attirer la clientèle en affichant des pancartes du type « Chonkers est de passage ! ».

Une espèce protégée, mais un passage naturel

Selon les spécialistes de la faune marine contactés par Euronews FR, « Chonkers » appartient à l’espèce des otaries de Steller, ou Eumetopias jubatus, la plus grande des otaries à fourrure. Les mâles adultes de cette espèce peuvent peser entre 800 kg et plus d’une tonne, pour une longueur pouvant atteindre 3 mètres.

Les autorités locales ont indiqué que l’animal fait probablement une halte migratoire dans la baie de San Francisco pour se nourrir avant de reprendre sa route vers les eaux plus froides de l’Alaska. « Ces déplacements sont normaux pour cette espèce, qui alterne entre des périodes de chasse en mer et des temps de repos sur les côtes », précise un biologiste marin interrogé par la chaîne.

Un phénomène temporaire, mais qui marque les esprits

Bien que l’arrivée de « Chonkers » soit un événement ponctuel, elle a déjà marqué les esprits. Les réseaux sociaux regorgent de vidéos et de photos de l’animal, partagées par des milliers d’utilisateurs sous des hashtags comme #ChonkersSF ou #StellerSeaLion. Les médias locaux, dont Euronews FR, ont relayé l’information, contribuant à amplifier le phénomène.

« Ce n’est pas tous les jours qu’on voit une otarie de cette taille en ville, surtout dans un lieu aussi fréquenté », confie une touriste venue de Los Angeles. Certains habitants, eux, restent plus sceptiques. « On est habitués aux otaries ici, mais celle-là, c’est autre chose. Elle fait presque peur quand on la voit de près », commente un pêcheur du coin.

Et maintenant ?

Les autorités du Pier 39 appellent à la prudence et demandent aux visiteurs de respecter une distance raisonnable avec l’animal, bien qu’aucune mesure spécifique n’ait été prise pour l’instant. « Chonkers » pourrait rester quelques jours de plus avant de reprendre sa migration vers le nord, vers le 10 mai au plus tard selon les estimations des experts. D’ici là, le spectacle devrait continuer d’attirer les foules.

Reste à savoir si l’otarie géante laissera un souvenir durable à San Francisco, ou si elle ne sera qu’une parenthèse insolite dans le paysage urbain.

Le surnom « Chonkers », popularisé par les réseaux sociaux, fait référence à la taille exceptionnelle de l’animal. En argot anglais, « chonky » signifie « trapu » ou « massif », un terme souvent utilisé pour décrire quelque chose de volumineux. Le nom est resté en raison de son caractère évocateur et de la viralité du phénomène.