Selon Libération, l’adhésion aux vaccins progresse en France en 2026, avec une couverture vaccinale des enfants qui dépasse désormais **95 %** pour les onze injections obligatoires. Pourtant, une tendance inverse s’observe chez les plus de 55 ans, où la vaccination contre la grippe et le Covid-19 recule. Ce baromètre annuel, publié ce lundi 27 avril, révèle aussi un renforcement de l’adhésion chez les moins de 55 ans.

Ce qu'il faut retenir

  • La couverture vaccinale des enfants dépasse 95 % pour les onze injections obligatoires, selon le baromètre 2026 de Libération.
  • L’adhésion aux vaccins progresse chez les moins de 55 ans, tandis qu’elle recule chez les plus de 55 ans pour la grippe et le Covid-19.
  • Le baromètre annuel a été publié le 27 avril 2026 par Libération.

Une couverture vaccinale record chez les enfants

Côté pédiatrie, la France affiche une progression remarquable. Pour les onze vaccins obligatoires, la couverture vaccinale des nourrissons atteint désormais **95 %**, un chiffre qui dépasse les attentes des autorités sanitaires. Ce résultat confirme la tendance observée depuis plusieurs années, où la sensibilisation des parents et les campagnes de vaccination systématique ont porté leurs fruits.

Les vaccins concernés incluent ceux contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, l’Haemophilus influenzae de type b, l’hépatite B, le pneumocoque, le méningocoque C, la rougeole, les oreillons et la rubéole. Autant dire que cette couverture élevée protège efficacement la population infantile contre des maladies autrefois redoutées.

Les moins de 55 ans plus engagés, les seniors en retrait

Chez les adultes de moins de 55 ans, l’adhésion aux vaccins se renforce. Les raisons de ce phénomène sont multiples : campagnes ciblées, prise de conscience accrue des risques, ou encore confiance renouvelée dans les autorités sanitaires. Les données montrent que cette tranche d’âge participe davantage aux rappels vaccinaux, notamment contre le tétanos ou la coqueluche.

En revanche, les **plus de 55 ans** marquent un recul pour deux vaccins en particulier : ceux contre la grippe saisonnière et le Covid-19. Ce constat, souligné par Libération, interroge. Les spécialistes évoquent plusieurs pistes, comme la lassitude face aux rappels répétés ou une défiance persistante envers certains vaccins. La couverture vaccinale contre la grippe, par exemple, reste en dessous des objectifs fixés par les autorités.

Un baromètre pour éclairer les politiques de santé

Ce baromètre annuel, publié par Libération, s’impose comme un outil essentiel pour évaluer l’efficacité des politiques vaccinales en France. Les données recueillies permettent d’identifier les publics prioritaires et d’adapter les stratégies de communication. Pour les autorités, l’enjeu est double : maintenir la couverture vaccinale chez les enfants et reconquérir la confiance des seniors.

Les prochaines étapes incluront des campagnes de sensibilisation ciblées, notamment auprès des personnes âgées et de leur entourage. L’objectif ? Réduire les écarts observés et garantir une protection collective optimale. Comme le rappelle un responsable du ministère de la Santé : « Chaque vaccin compte, et chaque dose administrée renforce la résilience de notre système de santé ».

Et maintenant ?

Les prochaines semaines devraient voir le lancement de campagnes incitatives, notamment en amont de l’automne, période traditionnellement marquée par les épidémies de grippe. Les autorités sanitaires pourraient aussi renforcer les rappels vaccinaux automatiques pour les publics à risque. Reste à voir si ces mesures suffiront à inverser la tendance observée chez les seniors. D’ici l’automne 2026, un nouveau baromètre permettra d’évaluer l’impact de ces actions.

Alors que la France affiche une couverture vaccinale exemplaire chez les enfants, les défis persistent pour les adultes, en particulier les plus âgés. La question n’est plus seulement de convaincre, mais de maintenir un niveau d’adhésion suffisant pour protéger l’ensemble de la population.

Plusieurs facteurs pourraient expliquer ce recul, selon les experts : la lassitude face aux rappels annuels, une méfiance persistante envers certains vaccins, ou encore un manque d’information sur l’importance de la vaccination à cet âge. Les autorités sanitaires évoquent aussi un phénomène de « vaccination sélective », où les seniors privilégient certains vaccins au détriment d’autres.