Les immatriculations de voitures neuves en France ont progressé de 3,7% en mai 2026, avec 128 484 véhicules enregistrés, selon les données publiées par la Plateforme Automobile ce lundi. Une performance tirée principalement par le segment des véhicules électriques, qui atteint un niveau record avec 29% de parts de marché, contre 16% en mai 2025.
Comme le rapporte Le Figaro, cette progression s'inscrit dans un contexte de forte demande pour les modèles électriques, tant chez les particuliers que dans le secteur des entreprises. Les immatriculations de voitures électriques ont en effet bondi de 81% sur un an, avec 37 412 unités immatriculées en mai. Chez les particuliers, la part des véhicules électriques atteint désormais 34% des ventes, un chiffre en nette hausse par rapport à l'année précédente.
Ce qu'il faut retenir
- 29% des immatriculations de voitures neuves en France en mai 2026 sont des véhicules électriques, contre 16% en mai 2025 (+81% en volume).
- 128 484 véhicules ont été immatriculés en mai 2026, soit une hausse de 3,7% sur un an.
- Les particuliers représentent 57 070 immatriculations, en progression de 15%, tandis que les flottes d'entreprises enregistrent une légère hausse de 1%.
- Les marques chinoises comme BYD, Xpeng et Leapmotor enregistrent une forte hausse de leurs volumes de ventes.
- Le marché des utilitaires légers recule de 10,5% en mai, avec seulement 2,2% de véhicules électriques dans ce segment.
Un marché des particuliers en plein essor
Les ventes de voitures neuves auprès des particuliers ont atteint 57 070 immatriculations en mai, soit une hausse de 15% par rapport à mai 2025. Cette progression s'explique en grande partie par l'engouement pour les véhicules électriques, qui représentent désormais 34% des achats dans cette catégorie, d'après les chiffres du cabinet AAA Data.
Côté constructeurs, Stellantis et Renault enregistrent des reculs respectifs de 7,7% et 7,6% sur un an, tandis que Toyota affiche un rebond de 4,2%. Les marques chinoises, elles, continuent leur percée sur le marché français, avec des volumes en forte hausse pour BYD, Xpeng et Leapmotor.
Un marché de l'occasion électrique en forte croissance
Le segment des voitures d'occasion a enregistré 409 142 transactions en mai, en légère baisse de 4% sur un an. Toutefois, les ventes de véhicules électriques d'occasion ont plus que doublé, avec 22 932 unités échangées en mai 2026, contre 11 000 un an plus tôt. AAA Data explique cette dynamique par des prix attractifs et une offre croissante sur le marché secondaire.
« Cette tendance s'inscrit dans un contexte de prix favorables des voitures d'occasion électriques et d'un afflux croissant de modèles sur le marché », a précisé AAA Data. Le report du malus occasion rétroactif au 1er janvier 2027, ainsi que la suspension des zones à faibles émissions (ZFE) en 2026, ont également contribué à préserver le marché des voitures anciennes, avec une progression de 4% des transactions entre particuliers pour les véhicules de plus de dix ans.
Les utilitaires légers en net recul
Le marché des utilitaires légers a enregistré un repli de 10,5% en mai, avec seulement 26 265 unités immatriculées. La part des véhicules électriques reste marginale dans ce segment : 2,2% pour les petits utilitaires, 1,5% pour les utilitaires moyens et 0,6% pour les utilitaires lourds (plus de deux tonnes).
Sur les cinq premiers mois de l'année, le marché des voitures particulières neuves affiche une quasi-stabilité (-0,64%), avec 668 379 immatriculations, tandis que celui des véhicules utilitaires légers recule de 1,19%, à 814 680 unités.
Des perspectives contrastées pour les prochains mois
Alors que le marché automobile français semble se stabiliser, la part croissante des véhicules électriques soulève des questions quant à l'évolution des infrastructures de recharge et aux aides publiques. « Le report du malus occasion et la suspension des ZFE en 2026 pourraient prolonger la dynamique actuelle », a souligné AAA Data.
Les professionnels du secteur s'attendent à une poursuite de la croissance des ventes de véhicules électriques, notamment avec l'arrivée de nouveaux modèles et l'élargissement des gammes proposées par les constructeurs traditionnels et chinois.
Le marché automobile français reste ainsi marqué par une transition progressive vers l'électrique, même si certains segments, comme celui des utilitaires, peinent encore à suivre le mouvement. Les prochaines annonces des constructeurs et les décisions gouvernementales en matière de réglementation seront déterminantes pour l'évolution du secteur d'ici 2027.
En 2026, les aides pour l'achat d'un véhicule électrique en France incluent le bonus écologique, dont le montant varie selon le prix du véhicule et les revenus du ménage, ainsi que la prime à la conversion pour la mise au rebut d'un ancien véhicule. Ces dispositifs sont maintenus jusqu'au 31 décembre 2026, date à laquelle le malus occasion rétroactif initialement prévu entrera en vigueur.
Non. Selon AAA Data, les ZFE ont été suspendues en 2026 dans le cadre des mesures de soutien au marché automobile. Leur réintroduction reste incertaine et dépendra des décisions politiques prises dans les prochains mois.