Une manifestation réprimée par les forces de l’ordre a eu lieu devant l’Olympic Glory School d’Odza, à Yaoundé, après l’annonce du viol présumé d’une enfant de trois ans scolarisée dans cet établissement. L’affaire, révélée par une vidéo virale de la mère de la victime, a provoqué une vague d’indignation dans la capitale camerounaise. Selon RFI, la mobilisation lancée sur les réseaux sociaux a rassemblé plusieurs centaines de femmes, déterminées à dénoncer ce qu’elles considèrent comme l’affaire de trop.

Ce qu'il faut retenir

  • Une fillette de trois ans aurait été victime d’un viol présumé au sein de l’Olympic Glory School d’Odza, à Yaoundé, selon RFI.
  • Une vidéo de la mère de la victime, devenue virale sur les réseaux sociaux, a amplifié l’émotion dans l’opinion publique.
  • Une manifestation spontanée, organisée via les réseaux sociaux, a été dispersée par les forces de l’ordre devant l’établissement incriminé.
  • L’affaire suscite une vive réaction au Cameroun, où les violences faites aux enfants connaissent une recrudescence ces dernières années.

Une affaire qui choque la capitale camerounaise

L’affaire a éclaté après qu’une vidéo montrant la mère de la fillette en larmes, dénonçant l’agression subie par sa fille, a été largement partagée sur les plateformes numériques. Selon RFI, cette diffusion a accéléré la mobilisation de citoyens, principalement des femmes, indignés par la gravité des faits présumés. L’Olympic Glory School, établissement privé situé dans le quartier d’Odza, est désormais au cœur de l’attention médiatique et judiciaire.

Les autorités locales n’ont pas encore communiqué officiellement sur les suites à donner à cette affaire, mais des sources proches de l’enquête confirment que les services de police mènent actuellement des investigations. La pression sur les forces de l’ordre et les responsables de l’école s’intensifie, alors que des témoignages circulent sur d’éventuelles négligences dans la surveillance des enfants.

Une manifestation dispersée par les forces de l’ordre

C’est sous une forte émotion que des centaines de femmes se sont rassemblées devant l’établissement scolaire ce matin. Selon RFI, des slogans exigeant justice pour la fillette et des mesures immédiates pour protéger les mineurs ont retenti dans les rues voisines. Les forces de l’ordre, déployées en nombre, ont utilisé des moyens de dispersion pour éviter tout débordement. Plusieurs manifestantes auraient été interpellées, bien que les autorités n’aient pas confirmé ces informations dans l’immédiat.

Parmi les revendications portées par les manifestantes, on note une demande de transparence totale sur le déroulement de l’enquête et une inspection rigoureuse des conditions de sécurité au sein de l’établissement. « Nous ne voulons plus de ces violences contre nos enfants », a déclaré une mère de famille présente lors de la manifestation, citée par RFI. Cette affaire s’ajoute à une série de violences sexuelles impliquant des mineurs au Cameroun, qui a récemment alarmé les associations de défense des droits de l’enfant.

« C’est l’affaire de trop. Nous exigeons que les responsables soient traduits en justice et que des mesures soient prises pour éviter que cela ne se reproduise. »
— Une manifestante, citée par RFI

Contexte : une recrudescence des violences envers les mineurs au Cameroun

Cette affaire intervient dans un contexte où les violences faites aux enfants connaissent une augmentation alarmante au Cameroun. Selon les dernières statistiques du ministère de la Promotion de la femme et de la famille, plus de 2 000 cas de violences sexuelles envers des mineurs ont été enregistrés en 2025, soit une hausse de 15 % par rapport à l’année précédente. Les associations dénoncent un manque de moyens pour protéger les victimes et une lenteur dans le traitement des dossiers judiciaires.

L’Olympic Glory School, connue pour son enseignement de qualité, se retrouve aujourd’hui sous les projecteurs pour des raisons tragiques. Les parents d’élèves s’interrogent sur les mesures de sécurité mises en place et sur la formation du personnel encadrant. Des rumeurs évoquent un possible lien entre l’agresseur présumé et un membre du personnel de l’établissement, mais aucune confirmation officielle n’a été apportée à ce stade.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes devraient voir les autorités judiciaires accélérer l’enquête pour identifier et interpeller les responsables présumés. Une inspection administrative de l’Olympic Glory School est également attendue dans les prochains jours, selon des sources proches du ministère de l’Éducation. Par ailleurs, des associations de défense des droits de l’enfant ont annoncé qu’elles porteraient plainte contre l’État pour manquement à son devoir de protection des mineurs, une procédure qui pourrait aboutir à une audience d’ici la fin du mois de juin.

Les autorités camerounaises, sous pression, ont promis une réponse rapide à cette affaire. Reste à savoir si les mesures annoncées suffiront à apaiser la colère des citoyens et à garantir la sécurité des enfants dans les établissements scolaires du pays.

À ce stade, aucune information officielle n’a été communiquée concernant la fermeture temporaire ou définitive de l’établissement. Les autorités ont indiqué qu’une inspection administrative était en cours pour évaluer les conditions de sécurité et les éventuelles responsabilités.