Des dizaines de parents d’élèves de l’école maternelle publique Saint-Dominique, située dans le 7ᵉ arrondissement de Paris, ont déposé plainte contre plusieurs agents périscolaires pour des faits présumés de violences et d’agressions sexuelles sur leurs enfants. Selon Le Monde - Education, cette affaire, révélée en mars 2026, a profondément marqué les familles et déclenché une bataille judiciaire complexe, alors que les enfants concernés, âgés de 3 à 6 ans, sont désormais suivis par des psychologues.

Ce qu'il faut retenir

  • Une plainte collective a été déposée par des parents d’élèves de l’école maternelle publique Saint-Dominique (7ᵉ arrondissement de Paris) contre plusieurs agents périscolaires pour des faits présumés de violences et agressions sexuelles.
  • Dix-huit enfants sont concernés par ces signalements, selon les informations rapportées par Le Monde - Education.
  • Les faits se seraient déroulés entre septembre 2025 et février 2026, période pendant laquelle les enfants étaient pris en charge en dehors du temps scolaire.
  • Les parents ont porté plainte pour des « violences sexuelles » et des « actes de nature sexuelle », des qualifications pénales qui pourraient entraîner des peines de prison pour les mis en cause.
  • Une instruction judiciaire est en cours au parquet de Paris, sous le contrôle d’un juge d’instruction.

Une enquête judiciaire en cours au parquet de Paris

L’affaire a été transmise au parquet de Paris, où une instruction judiciaire a été ouverte. Les parents des enfants concernés ont déposé plainte entre fin février et début mars 2026, après avoir signalé des comportements anormaux de la part de certains agents périscolaires. Selon Le Monde - Education, ces signalements ont été pris au sérieux par les autorités judiciaires, qui ont confié l’enquête à un juge d’instruction spécialisé dans les affaires de mœurs. Les mis en cause, dont l’identité n’a pas été révélée, font l’objet de vérifications approfondies, notamment par le biais d’expertises psychologiques et de confrontations avec les enfants victimes.

Les parents, qui ont choisi de s’exprimer sous couvert d’anonymat pour protéger leurs enfants, décrivent une situation « insoutenable ». Certains ont évoqué des changements brutaux de comportement chez leurs enfants, comme des pleurs inexpliqués, des refus de se rendre en périscolaire ou des récits fragmentés de gestes inappropriés. « On a dû faire face à des témoignages qui nous ont glacé le sang », a confié l’un d’eux au Monde - Education. Les familles ont été accompagnées par des associations d’aide aux victimes et des avocats spécialisés dans les affaires de violences sexuelles.

L’école Saint-Dominique, un établissement sous le choc

L’école maternelle Saint-Dominique, un établissement public situé dans un quartier huppé du 7ᵉ arrondissement, n’est pas épargnée par le scandale. La direction a immédiatement saisi les autorités académiques et la mairie de Paris pour mettre en place des mesures de protection renforcées. Selon Le Monde - Education, l’inspection académique a diligenté une enquête administrative parallèle, tandis que la mairie a ordonné un audit complet des procédures de recrutement et de supervision des agents périscolaires. « La sécurité des enfants est notre priorité absolue », a assuré un responsable municipal sous couvert d’anonymat.

Les parents, réunis en collectif, réclament désormais la suspension immédiate des agents mis en cause et une refonte totale du système de contrôle dans les structures périscolaires parisiennes. « On ne veut plus jamais que ça arrive », a lancé une mère de famille lors d’une réunion organisée en mars 2026. Les associations de parents d’élèves ont également demandé des comptes à la mairie, pointant du doigt des lacunes dans la formation des agents et des contrôles trop espacés.

« Ces enfants ont subi l’innommable. Aujourd’hui, notre combat, c’est de faire en sorte que justice soit rendue et que plus aucun enfant ne soit exposé à de telles violences. »
— Une mère de famille dont l’enfant est concerné, citée par Le Monde - Education.

Et maintenant ?

L’instruction judiciaire devrait s’étendre sur plusieurs mois, voire davantage, compte tenu de la complexité des faits et du nombre de victimes présumées. Les parents, soutenus par des associations, pourraient déposer une plainte avec constitution de partie civile dans les semaines à venir, ce qui accélérerait la procédure. Côté institutionnel, la mairie de Paris a annoncé la mise en place d’un groupe de travail dédié à la sécurisation des structures périscolaires, avec pour objectif de présenter des propositions concrètes d’ici l’été 2026. Enfin, une commission d’enquête parlementaire sur la protection des mineurs dans les établissements scolaires et périscolaires pourrait être créée, à l’initiative de députés de tous bords.

Cette affaire soulève une fois encore la question de la protection des mineurs dans les structures éducatives et périscolaires. Alors que les premières auditions des enfants ont débuté, une question reste en suspens : comment éviter que de tels drames ne se reproduisent ? Les prochaines semaines seront cruciales, tant sur le plan judiciaire qu’administratif.