Comme le rapporte Journal du Geek, le géant chinois Xiaomi affiche un repli de ses résultats financiers pour le premier trimestre 2026, marqué par une baisse des revenus et du bénéfice opérationnel. Cette contre-performance s’explique en grande partie par un ralentissement des ventes de smartphones, directement lié à une pénurie de mémoire vive (RAM).

Ce qu'il faut retenir

  • Xiaomi enregistre une baisse des revenus et du bénéfice opérationnel au premier trimestre 2026.
  • Les ventes de smartphones du constructeur chinois chutent en raison d’une pénurie de RAM.
  • Cette situation touche particulièrement les modèles d’entrée et milieu de gamme, souvent dépendants de composants bon marché.
  • La pénurie de RAM impacte les marges et la production, limitant la compétitivité des appareils Xiaomi.

Des résultats en demi-teinte pour Xiaomi

Les chiffres publiés par Xiaomi pour le premier trimestre 2026 révèlent une baisse de 8 % de ses revenus par rapport à la même période l’an dernier, tandis que le bénéfice opérationnel recule de près de 12 %. Selon les analystes, cette dégradation reflète un affaiblissement de la demande sur les marchés clés, notamment en Chine et en Inde, où Xiaomi réalise une part importante de ses ventes.

Côté smartphone, le constructeur voit ses livraisons reculer de 15 % sur le trimestre, un niveau inédit depuis plusieurs années. La pénurie de RAM, qui touche l’ensemble du secteur, frappe particulièrement les modèles les moins chers, où les marges sont déjà serrées. Autant dire que la situation pourrait encore se dégrader si la crise des composants se prolonge.

Une dépendance aux composants bon marché

Xiaomi s’est longtemps positionné comme un acteur dominant sur le segment des smartphones à prix abordable, avec des appareils souvent équipés de 4 à 6 Go de RAM. Or, la pénurie actuelle de mémoire vive, aggravée par des tensions géopolitiques et des goulots d’étranglement logistiques, rend ces configurations difficiles à produire en masse.

« Les fabricants comme Xiaomi doivent désormais arbitrer entre qualité, coût et disponibilité des composants », explique un analyste du marché des smartphones. Les modèles haut de gamme, moins sensibles à cette problématique, restent moins impactés, mais leur part dans les ventes globales de Xiaomi reste limitée. Bref, le groupe chinois se retrouve pris en étau entre la hausse des coûts et la nécessité de maintenir des prix compétitifs.

Des perspectives incertaines pour le reste de l’année

Interrogé par Journal du Geek, un porte-parole de Xiaomi a indiqué que le groupe « travaille en étroite collaboration avec ses fournisseurs pour sécuriser l’approvisionnement en RAM ». Cependant, aucune amélioration significative n’est attendue avant la fin du second semestre 2026, selon les prévisions du secteur.

Dans ce contexte, Xiaomi pourrait être contraint d’ajuster sa stratégie commerciale. Plusieurs options sont envisagées : réduire les stocks de modèles d’entrée de gamme, répercuter une partie des coûts sur les prix, ou encore accélérer le développement de ses propres puces mémoire. Une chose est sûre : la bataille pour la rentabilité s’annonce plus rude que jamais pour le fabricant chinois.

Et maintenant ?

D’ici à la fin de l’été 2026, Xiaomi devrait préciser ses mesures correctives, notamment lors de la présentation de ses résultats semestriels. Les observateurs s’attendent à ce que le groupe annonce des ajustements tarifaires ou des repositionnements de gamme, voire des partenariats stratégiques avec des fondeurs de mémoire. Reste à voir si ces mesures suffiront à inverser la tendance, dans un marché déjà très concurrentiel.

Pour l’heure, Xiaomi n’a pas communiqué de prévisions pour le second trimestre. Une prudence qui en dit long sur l’incertitude qui pèse sur ses activités.

Xiaomi mise traditionnellement sur des smartphones à prix modérés, souvent équipés de 4 à 6 Go de RAM. Ces configurations, moins chères à produire, sont aussi les premières touchées par les tensions d’approvisionnement en mémoire vive, ce qui limite la capacité du groupe à proposer des appareils compétitifs.