Alors que la Coupe du monde 2026 se profile à l’horizon, le milieu franco-algérien Yacine Adli, aujourd’hui sous contrat avec le club saoudien d’Al-Shabab, a opéré un virage à 180 degrés dans sa position quant à la sélection nationale qu’il souhaite représenter. Deux ans après avoir clairement affiché sa préférence pour l’équipe de France, l’ancien joueur formé au PSG et passé par l’AC Milan a en effet changé de discours, exprimant désormais tout son attachement à la sélection algérienne. Une volte-face que relate Le Figaro dans ses colonnes.

Ce qu'il faut retenir

  • Yacine Adli, milieu franco-algérien de 25 ans, a d’abord choisi de jouer pour l’équipe de France avant de se dire prêt à représenter l’Algérie, selon Le Figaro.
  • En 2024, il avait affirmé viser « le plus haut niveau » en choisissant les Bleus, tout en soulignant son « énorme respect » pour l’Algérie.
  • Face aux réactions hostiles venues d’Algérie, il a nuancé ses propos en insistant sur sa sincérité et son absence d’intention de manquer de respect à qui que ce soit.
  • Adli évoque désormais la possibilité d’apporter sa contribution à l’équipe nationale algérienne, alors que le Mondial 2026 en Amérique du Nord se profile dans moins de deux mois.
  • Sa déclaration intervient dans un contexte où la presse algérienne, comme la Gazette du Fennec, critique ouvertement ce qu’elle qualifie de « regrets tardifs ».

Un choix initial clair, puis un revirement inattendu

Lorsqu’en 2024, Yacine Adli a été interrogé sur la possibilité de jouer pour l’Algérie plutôt que pour la France, il avait répondu sans ambiguïté. « Je suis supporter de l’Algérie, mais en tant que joueur, j’ai choisi la France pour le haut niveau », avait-il alors déclaré au micro de SportTeam, selon les propos rapportés par Le Figaro. À l’époque, le milieu de terrain, aujourd’hui âgé de 25 ans, avait ajouté : « J’ai dit que j’aspirais au plus haut niveau, donc avec la France comme objectif ». Ces déclarations s’inscrivaient dans un parcours où il avait déjà porté le maillot des Bleus en catégorie U20.

Pourtant, lors d’une récente interview accordée au même média, Adli a adopté un ton radicalement différent. Il a expliqué avoir « énormément de respect pour l’équipe nationale algérienne » et précisé que « ses plus grandes joies sportives sont liées à elle ». Une prise de position qui tranche avec celle de 2024, alors que la Coupe du monde 2026 se prépare à moins de deux mois du coup d’envoi.

Une tentative de clarification face à la polémique

Les propos tenus par Adli en 2024 avaient suscité une vive polémique, notamment en Algérie, où de nombreux supporters et observateurs l’avaient accusé de manquer de respect envers son pays d’origine. Face à cette vague de critiques, l’intéressé a tenu à nuancer sa position. « Je n’ai jamais voulu manquer de respect à personne », a-t-il affirmé dans une interview récente. Il a également rappelé que son intention n’avait jamais été de dire : « Je ne joue pas pour l’Algérie ».

Le joueur a par ailleurs évoqué les réactions hostiles dont il a fait l’objet, certains lui ayant même signifié qu’il n’était pas le bienvenu en Algérie. « Après ça, il y a eu une telle vague de haine avec des gens qui me disaient : “On ne veut pas que tu mettes un pied en Algérie” », a-t-il confié. Une situation qui l’a poussé à revenir sur ses déclarations passées pour tenter d’apaiser les tensions.

L’Algérie, une histoire familiale et sportive

Pour Adli, l’attachement à l’Algérie dépasse le cadre sportif. Il a souligné que ses proches et sa famille l’incitaient à rejoindre la sélection nationale. « Mes proches, ma famille se disent : “Pourquoi tu ne viens pas jouer pour l’Algérie pour certaines paroles ?” », a-t-il expliqué. Cette dimension familiale s’ajoute à une dimension sportive, où il a estimé que sa contribution pourrait être bénéfique à l’équipe nationale algérienne.

Le milieu de terrain a également balayé les interrogations sur son ego : « Je n’ai pas de problèmes avec ça, pas d’ego ». Pour lui, l’important réside dans l’alignement avec soi-même. « Le plus important, c’est d’être en adéquation avec soi-même », a-t-il insisté, tout en réaffirmant sa sincérité dans ses nouvelles déclarations.

La presse algérienne réagit avec scepticisme

Si Yacine Adli semble vouloir tourner la page, la presse algérienne n’a pas manqué de réagir à ce revirement. Dans ses colonnes, la Gazette du Fennec a notamment évoqué des « regrets tardifs », suggérant que l’intéressé agirait davantage par opportunisme que par conviction. Une critique qui reflète le scepticisme ambiant envers les motivations du joueur, d’autant plus que son changement de position intervient à un moment où la sélection algérienne se prépare activement pour le Mondial 2026.

Pourtant, Adli a tenu à préciser qu’il n’avait jamais exclu catégoriquement l’idée de jouer pour l’Algérie. « Après ça, il y a eu une telle vague de haine… mais je n’ai jamais dit : “Je ne joue pas pour l’Algérie” », a-t-il rappelé, cherchant ainsi à désamorcer les accusations de trahison.

Et maintenant ?

Alors que la Coupe du monde 2026 approche à grands pas, Yacine Adli se retrouve au cœur d’une situation complexe. Si son changement de position peut encore être pris en compte par la Fédération algérienne de football (FAF), rien n’indique pour l’instant que cette volte-face suffira à le faire sélectionner. La FAF devra évaluer sa disponibilité et son état de forme, d’autant plus que le joueur évolue désormais en Arabie Saoudite, un championnat réputé exigeant physiquement. Pour Adli, la route vers le Mondial pourrait donc être semée d’embûches, malgré ses bonnes intentions.

Reste à savoir si cette déclaration tardive suffira à convaincre les instances dirigeantes algériennes, alors que le temps presse avant le début de la compétition. Une chose est sûre : dans le football comme dans la vie, les décisions prises à chaud peuvent parfois avoir des conséquences durables.

Yacine Adli a évoqué un alignement avec lui-même et son attachement à l’Algérie, après avoir subi des critiques virulentes en 2024. Il a expliqué avoir « énormément de respect » pour la sélection algérienne et estimé que ses « plus grandes joies sportives » y étaient liées. Ce revirement intervient alors que la Coupe du monde 2026 se profile, ce qui pourrait expliquer cette volonté de se rendre disponible pour l’Algérie.

À ce stade, la Fédération algérienne de football n’a pas encore réagi officiellement à la déclaration de Yacine Adli. La FAF devra évaluer sa disponibilité, son état de forme et son intégration dans le groupe, alors que le Mondial 2026 est prévu dans moins de deux mois. Aucune date n’a été fixée pour une éventuelle prise de décision.