Les tensions se ravivent au Yémen après une frappe contre l’aéroport de Sanaa, suivie de tirs de représailles des rebelles houthis vers l’Arabie saoudite. Selon Le Figaro, l’escalade menace la fragile trêve en vigueur depuis 2022. Les rebelles yéménites houthis ont mené des frappes lundi en direction de l'Arabie saoudite après l'avoir accusée d'avoir attaqué l'aéroport de la capitale Sanaa, qu'ils contrôlent, ravivant le conflit au Yémen après des années de répit.
Ce qu'il faut retenir
- Les rebelles houthis ont mené des frappes contre l'Arabie saoudite après une attaque contre l'aéroport de Sanaa.
- L'attaque de l'aéroport de Sanaa est l'épisode le plus grave entre les deux camps depuis des années.
- La trêve négociée par l'ONU en 2022 est menacée.
Le contexte de l'attaque
Le gouvernement yéménite, reconnu par la communauté internationale, a dit avoir tiré sur l'aéroport de la capitale pour empêcher l'atterrissage d'un avion iranien transportant une délégation houthie de retour de Téhéran, où elle s'était rendue pour assister la semaine dernière aux funérailles de l'ancien guide suprême, Ali Khamenei. Le gouvernement a dit avoir tenté, en vain, de convaincre la délégation de voyager à bord d'un avion de la compagnie nationale.
Les médias houthis ont ensuite publié une vidéo montrant des images satellites d'aéroports et de ports saoudiens avec une cible apposée dessus, accompagnée de la phrase: «La riposte arrive». Peu après, la coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite et soutenant le gouvernement yéménite a déclaré avoir intercepté des missiles balistiques tirés par les Houthis dans le sud du royaume saoudien.
Les réactions
Le président du Conseil présidentiel yéménite, Rashad al-Alimi, a toutefois dit avoir demandé à son camp de ne pas étendre la confrontation. L'envoyé spécial des Nations unies pour le Yémen, Hans Grundberg, s'est dit «extrêmement préoccupé» et a appelé à une «désescalade». «Les prochains jours montreront si les deux camps sont prêts à renouer avec une confrontation militaire durable», a estimé auprès de l'AFP Mohammed al-Basha, du cabinet de conseil en gestion des risques Basha Report.
En conclusion, la situation au Yémen est complexe et délicate. Les parties en conflit doivent trouver un terrain d'entente pour mettre fin aux souffrances du peuple yéménite. La communauté internationale doit continuer à appuyer les efforts de paix et à condamner les actes de violence.