Dans la matinée du 25 mai 2026, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est rendu sur les sites endommagés de Kiev après une attaque russe massive de missiles et de drones lancée dans la nuit. Selon Euronews FR, cette opération a causé au moins deux morts et des dizaines de blessés, tandis que des immeubles d’habitation et le Musée national ukrainien de Tchernobyl ont été touchés.
Ce qu'il faut retenir
- Une attaque russe de missiles et drones a frappé Kiev dans la nuit du 24 au 25 mai 2026, selon Euronews FR.
- Au moins deux personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées lors des explosions qui ont secoué la capitale.
- Zelensky a inspecté des bâtiments résidentiels détruits ainsi que le musée de Tchernobyl, endommagé par l’attaque.
- Le président ukrainien a accusé Moscou d’avoir délibérément visé des sites civils, dont des écoles et des musées.
- Les autorités ukrainiennes affirment que la Russie a utilisé le missile hypersonique Oreshnik, une troisième utilisation connue de cette arme depuis 2022.
Une attaque nocturne aux conséquences lourdes
Dans la nuit du 24 au 25 mai 2026, la Russie a lancé une vaste offensive de missiles et de drones contre Kiev. Selon les autorités ukrainiennes, relayées par Euronews FR, cette attaque a provoqué au moins deux décès et blessé plusieurs dizaines de personnes. Les explosions ont retenti dans divers quartiers de la capitale, endommageant des infrastructures civiles.
Parmi les sites touchés figure le Musée national ukrainien de Tchernobyl, un symbole historique et culturel majeur. Des vidéos diffusées par les médias locaux montrent Zelensky inspectant les dégâts sur place, aux côtés de responsables locaux. L’attentat a également endommagé des immeubles d’habitation, laissant des familles sans abri.
Zelensky accuse Moscou de cibler délibérément des civils
Lors de sa visite, Volodymyr Zelensky a dénoncé une « stratégie délibérée » de la part de la Russie. « Ils visent des écoles, des appartements, des musées », a-t-il déclaré, soulignant que ces attaques visaient à semer la terreur parmi la population civile. Le président a également confirmé l’utilisation du missile balistique hypersonique Oreshnik, une arme rare et puissante dont Moscou n’avait jusqu’ici fait usage que deux fois depuis le début de l’invasion.
Cette attaque survient dans un contexte de tensions accrues sur le front, alors que les combats s’intensifient dans plusieurs régions, notamment dans l’est du pays. Les frappes contre des cibles non militaires relancent les débats sur le respect du droit international humanitaire par les belligérants.
Une troisième utilisation du missile Oreshnik
Les autorités ukrainiennes ont identifié l’utilisation du missile Oreshnik lors de cette frappe. Selon les experts, il s’agirait de la troisième utilisation connue de ce missile hypersonique depuis le début du conflit. Ce type d’arme, capable de voler à plus de cinq fois la vitesse du son, limite considérablement les capacités de défense aérienne ukrainiennes.
L’emploi de ce missile, en plus des drones et des missiles de croisière, illustre la diversification des moyens employés par Moscou pour maintenir la pression sur Kiev. Les frappes de cette nuit confirment une escalade dans la stratégie russe, combinant volume et précision pour maximiser les dégâts.
Cette escalade intervient alors que le conflit entre dans sa quatrième année, sans perspective immédiate de négociation. La communauté internationale observe avec inquiétude l’intensification des attaques contre les infrastructures civiles, un phénomène déjà observé lors des vagues précédentes de frappes russes.
L’Oreshnik est un missile balistique hypersonique russe, capable de voler à plus de cinq fois la vitesse du son. Selon les experts, il s’agit d’une arme rare et difficile à intercepter, ce qui en fait un atout stratégique pour Moscou. C’est la troisième fois qu’il est utilisé depuis le début de la guerre en Ukraine.