Une plainte pour zoophilie a été déposée par l’association Stéphane Lamart contre un élève en bac professionnel agricole des Alpes-de-Haute-Provence, après la diffusion d’une vidéo le montrant en train d’avoir un comportement sexuel avec une brebis. Selon BFM - Faits Divers, cette affaire a donné lieu à l’ouverture d’une enquête judiciaire menée par le parquet de Digne-les-Bains.
Le 21 mai 2026, l’association, spécialisée dans la défense des droits des animaux, a rendu publique cette plainte dans un communiqué. Elle s’appuie sur une vidéo transmise par des tiers, dans laquelle un individu est filmé en train de « introduire ou tenter d’introduire son sexe dans la bouche d’une brebis ». Le jeune homme, originaire de Breil-sur-Roya dans les Alpes-Maritimes, serait scolarisé dans un lycée agricole des Alpes-de-Haute-Provence.
Ce qu'il faut retenir
- Une vidéo jugée « particulièrement choquante » par l’association Stéphane Lamart montre un élève agricole ayant un comportement de zoophilie avec une brebis.
- La scène aurait été tournée sur l’exploitation agricole familiale du mis en cause, alors qu’il purgeait une exclusion temporaire de son internat pour « comportement inapproprié ».
- L’enquête a été ouverte pour « atteinte sexuelle sur un animal domestique, apprivoisé ou captif » et pour « diffusion d’images relatives à des sévices graves ou actes de cruauté sur un animal ».
- Le procureur de Digne-les-Bains, Antoine Pesme, confirme l’ouverture de l’enquête, confiée à la brigade de l’environnement et de la protection animale de la gendarmerie locale.
Une vidéo explicite relayée sur les réseaux sociaux
Les images, qualifiées de « particulièrement choquantes » par l’association, auraient été tournées au sein de l’exploitation agricole familiale du jeune homme. À l’époque des faits, ce dernier se trouvait en période d’exclusion temporaire de son internat, sanction pour un « comportement jugé inapproprié » par son établissement. Une fois réalisées, les images auraient été partagées à plusieurs camarades via un réseau social, avant d’être transmises à l’association Stéphane Lamart.
Le contexte de cette affaire soulève des questions sur la transmission des valeurs professionnelles et éthiques dans les formations agricoles. Comme le rapporte BFM - Faits Divers, l’association dénonce un paradoxe : un élève en formation pour travailler avec les animaux pourrait, malgré ses actes, obtenir un diplôme lui permettant d’exercer dans ce secteur.
Un profil inquiétant pour l’association
Stéphane Lamart, président et fondateur de l’association portant son nom, s’est exprimé sur la gravité de la situation. «
Il est particulièrement choquant qu’un élève poursuivant une formation professionnelle destinée à travailler avec des animaux puisse encore accéder à un diplôme lui permettant ensuite d’exercer dans ce domaine malgré de tels faits.» Il ajoute : « Une personne capable de commettre ce type d’actes durant sa scolarité pourrait demain exercer au contact d’animaux et poursuivre de tels agissements dans la plus grande clandestinité. »
Cette affaire intervient alors que le jeune homme était sur le point de se présenter aux épreuves du baccalauréat agricole. Son établissement n’a pas encore réagi publiquement à cette situation, mais l’association s’interroge sur la cohérence entre les valeurs prônées par ces formations et les actes commis par certains élèves.
Une enquête ouverte pour plusieurs chefs d’accusation
L’enquête, ouverte par le procureur Antoine Pesme, porte sur deux chefs principaux : d’une part, l’atteinte sexuelle sur un animal domestique, apprivoisé ou captif, et d’autre part, la diffusion d’images relatives à des sévices graves ou actes de cruauté sur un animal. Ces infractions sont encadrées par le code rural et le code pénal, avec des peines pouvant aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende pour les actes de cruauté envers les animaux.
La brigade de l’environnement et de la protection animale de la compagnie de gendarmerie de Digne-les-Bains est chargée de l’enquête. Les enquêteurs devront notamment déterminer le rôle exact du jeune homme dans la diffusion de la vidéo, ainsi que les circonstances dans lesquelles les faits se sont produits. Aucune date précise n’a été communiquée pour les prochaines étapes de l’enquête.
Cette affaire rappelle également l’importance de la vigilance dans les milieux professionnels où l’interaction avec les animaux est quotidienne. Les formations agricoles, comme celle suivie par le jeune homme, intègrent désormais des modules sur le bien-être animal et l’éthique professionnelle, mais cette situation interroge sur leur efficacité réelle.
Reste à savoir si cette plainte aura un effet dissuasif sur d’éventuels comportements similaires dans d’autres établissements. Une chose est sûre : la diffusion de telles images, même en dehors de tout cadre judiciaire, peut avoir des conséquences durables pour les personnes impliquées.
En France, les actes de zoophilie sont punis par le code rural et le code pénal. Selon l’article 521-1 du code pénal, les sévices graves ou actes de cruauté envers les animaux domestiques, apprivoisés ou captifs sont passibles de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. La diffusion d’images de tels actes peut également être sanctionnée au titre de l’article 227-24 du code pénal, avec une peine maximale de cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.