Depuis le 6 juillet, 184 personnes ont été arrêtées pour des départs de feu, a annoncé, mardi, le ministre de l'Intérieur, selon Franceinfo – Faits divers. Cinq ont été condamnées à de la prison ferme et 15 sont en détention provisoire dans l'attente de leur jugement.
Un pompier éteint le feu de la forêt de Fontainebleau, à Noisy-sur-Ecole (Seine-et-Marne), le 16 juillet 2026. Il est soupçonné d'être à l'origine d'une série de départs de feu de végétation qui ont détruit plusieurs hectares de maquis et de forêt à Brignoles, Cabasse et Vins-sur-Caramy, dans le Var.
Ce qu'il faut retenir
- 184 personnes ont été arrêtées pour des départs de feu depuis le 6 juillet.
- Cinq ont été condamnées à de la prison ferme et 15 sont en détention provisoire.
- Les enquêtes se poursuivent afin d'identifier les auteurs des départs de feu.
Les profils des incendiaires
D'après les informations données par les procureurs et relayées dans la presse régionale, certains incendiaires ont des addictions ou des troubles mentaux. Un homme de 36 ans autiste et alcoolique a été condamné le 20 juillet à 18 mois de prison, dont six mois ferme avec incarcération immédiate, par le tribunal de Perpignan.
Un homme de 57 ans atteint de schizophrénie dysthymique a écopé d'une peine de trois ans d'emprisonnement, dont dix-huit mois ferme avec incarcération immédiate, relate Ouest-France. Il a mis le feu à un champ de blé de deux hectares et, dix jours plus tard, à un hangar agricole.
Les jeunes hommes et les pompiers volontaires
Quatre personnes sont mises en examen pour l'incendie de Fontainebleau, qui a ravagé plus de 2 000 hectares mi-juillet, dont deux ouvriers laissés libres sous contrôle judiciaire. Un sapeur-pompier volontaire et un étudiant en droit, tous deux âgés de 18 ans, sont accusés d'avoir mis le feu à deux endroits délibérément.
Un jeune homme interpellé le 1er juillet avait, lui aussi, 18 ans tout pile. Il a revendiqué plusieurs départs d'incendies volontaires, dans des parcelles agricoles et près d'une aire de jeux.