Le 1er Mai est un jour férié qui a longtemps été un totem pour les travailleurs. Mais après une bataille parlementaire, une loi autorisant le travail de certains salariés pourrait voir le jour très rapidement, selon Franceinfo - Politique. Cette nouvelle loi aurait pour but de permettre aux salariés des petites surfaces alimentaires et des lieux culturels de travailler le 1er Mai, uniquement les employés volontaires et payés double.

Ce qu'il faut retenir

  • La loi autorisant le travail de certains salariés pourrait être adoptée rapidement.
  • Les salariés des petites surfaces alimentaires et des lieux culturels pourront travailler le 1er Mai, uniquement les employés volontaires et payés double.
  • La loi a été portée par les macronistes, l'extrême droite et la droite.
  • La gauche a dénoncé un recul social.
  • Le texte doit maintenant être adopté par une commission.

Magali Szekula, cofondatrice des boulangeries Bo&Mie, a déclaré : « On a fait un peu comme nos collègues aux alentours. Chose effectivement qu'on ne savait pas, c'est qu'on n'avait pas le droit de faire travailler nos salariés ce jour-là. Économiquement, c'est une journée qui peut être importante et qui peut effectivement rapporter du chiffre ».

Laurent Wauquiez, député LR de Haute-Loire, a précisé : « Le texte est fait pour le volontariat. Il est fait pour ceux qui souhaitent travailler le jour du 1er-Mai. Et, tel qu'il est rédigé, il permettra d'ouvrir ce champ. Pour nous, c'est une vraie satisfaction ».

Hadrien Clouet, député LFI de Haute-Garonne, a tancé : « Des gens vont être contraints par leur employeur à y aller parce que, quand vous avez un CDD, quand vous êtes précaire, vous ne pouvez pas dire non à votre patron qui vous demande d'aller bosser le 1er-Mai ».

Et maintenant ?

La commission devrait se tenir mardi pour adopter le texte. La nouvelle loi pourrait être appliquée dès le 1er Mai prochain. Il est à voir comment les salariés et les employeurs vont réagir à cette nouvelle loi.

La situation est donc tendue et il faudra attendre les prochaines semaines pour voir comment les choses se dérouleront. Mais pour les travailleurs, il est clair que la bataille n'est pas encore finie.