Selon BFM - Faits Divers, l'automobiliste soupçonné d'avoir provoqué la mort du gendarme Éric Comyn en août 2024 à Mougins (Alpes-Maritimes) a été renvoyé pour « meurtre d'une personne dépositaire de l'autorité publique » et « refus d'obtempérer » devant la cour d'assises des Alpes-Maritimes.

Ce choix des juges d'instruction dans le dossier est conforme aux attentes des proches de la victime. « Ils accueillent cette décision avec satisfaction. La prochaine étape sera de se préparer pour le procès d'assises », a déclaré Me Pauline Ragot, l'avocate des membres de la famille d'Éric Comyn ainsi que de certains de ses collègues.

Ce qu'il faut retenir

  • L'automobiliste soupçonné de meurtre d'Éric Comyn a été renvoyé devant les assises.
  • Il est accusé de « meurtre d'une personne dépositaire de l'autorité publique » et « refus d'obtempérer ».
  • Le procès d'assises devrait se tenir dans un avenir proche.

Le 26 août 2024, le gendarme Éric Comyn et ses collègues effectuaient un contrôle routier sur l'autoroute A8 au niveau de Mougins lorsqu'un chauffard se déporte sur la file de droite de la bretelle de sortie et percute de plein fouet Éric Comyn, le tuant sur le coup. Le suspect avait ensuite pris la fuite avant d'être interpellé quelques heures après et testé positif à l'alcool.

Les enquêteurs ont considéré que Éric Comyn était parfaitement visible du point de vue du mis en cause

D'après l'enquête, Éric Comyn était parfaitement visible du point de vue du mis en cause avant qu'il ne le percute, d'autant qu'il effectuait des mouvements à l'aide d'une lampe allumée et portait un gilet réfléchissant. De plus, les témoins ont déclaré que le suspect a accéléré en direction du gendarme et n'a pas tenté de dévier de sa trajectoire alors qu'il lui fonçait dessus.

La défense de l'automobiliste a fait appel du renvoi

L'avocate de la défense, Me Marie Seguin, a fait appel du renvoi de son client. Elle a précisé que son client avait soutenu qu'il n'avait pas vu Éric Comyn sur la route et qu'il avait été « pris de panique » après l'avoir renversé, prenant ensuite la fuite.

Les juges ont retenu le chef de meurtre

Les juges d'instruction ont retenu le chef de meurtre, qui fait encourir la réclusion criminelle à perpétuité. Ce choix a été salué par l'avocate de la famille d'Éric Comyn, Me Pauline Ragot, qui a déclaré que « tuer un gendarme est l'un des actes criminels les plus graves de notre état de droit ». Elle a ajouté que le suspect est « un multi-récidiviste au parcours criminogène vertigineux ».

Et maintenant ?

La famille d'Éric Comyn devrait se préparer pour le procès d'assises. La date de la procédure n'a pas encore été déterminée.

La famille d'Éric Comyn devrait se préparer pour le procès d'assises. La date de la procédure n'a pas encore été déterminée.