Les ONG humanitaires françaises connaissent une vague de licenciements sans précédent, selon BFM Business. En effet, l'arrêt brutal des aides américaines et les économies budgétaires dans de nombreux pays, comme la France, contraignent ces organisations à supprimer des emplois, en particulier sur le terrain.

Ces licenciements touchent des ONG telles qu'Action contre la Faim, Solidarités International et Première Urgence Internationale. 1.300 personnes sur le terrain ont vu leur contrat prendre fin entre 2025 et 2026, selon Action contre la Faim. De plus, 51 postes au siège d'ACF France seront supprimés, ce qui représente une réduction de 11% des effectifs.

Ce qu'il faut retenir

  • 4.900 emplois supprimés en 2025 dans les ONG humanitaires françaises
  • L'arrêt des aides américaines et les économies budgétaires sont les principales causes de ces licenciements
  • Les ONG touchées incluent Action contre la Faim, Solidarités International et Première Urgence Internationale

Les conséquences des coupes budgétaires

Les coupes budgétaires ont un impact important sur les ONG humanitaires françaises. Kevin Goldberg, directeur général de Solidarités International, souligne que 2025 a été une année très compliquée en raison des incertitudes. L'organisation a dû fermer une base au Mozambique et licencier 100 personnes. De plus, les licenciements économiques et la réduction de la masse salariale ont touché le siège de l'organisation.

D'autres ONG, comme Première Urgence Internationale, ont également été touchées. Le financement américain représentait 37% du budget de l'organisation. 400 employés locaux ont été licenciés en Afghanistan, et les effectifs au siège francilien sont passés de 150 à 110 salariés en raison d'un plan de sauvegarde de l'emploi.

Les réactions des ONG

Les ONG touchées par les licenciements ont réagi à la situation. Corentin Martiniault, de la plateforme Coordination Sud, regrette que les ONG soient contraintes de licencier leur personnel, ce qui entraîne une perte d'expertise et de suivi dans les bassins de crise. Claire, une ancienne employée d'une ONG française en Afrique, a raconté les difficultés qu'elle a rencontrées lors de la suppression de son poste.

Asma, une autre ancienne employée d'une ONG, a également été licenciée et envisage désormais de devenir consultante dans le milieu humanitaire. Les licenciements ont également touché des organisations internationales, comme le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

Les conséquences à long terme

Les conséquences à long terme de ces licenciements sont préoccupantes. Raphaëlle Parizet, maîtresse de conférences en science politique à Paris-Est Créteil, souligne que les coupes budgétaires percutent le rapport vocationnel des jeunes qui souhaitent travailler dans le secteur humanitaire. Julia Grignon, professeure associée à l'Université Paris-Panthéon-Assas, appelle à continuer à investir dans la formation de la jeunesse au droit international humanitaire.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes attendues incluent la mise en place de plans de sauvegarde de l'emploi et la recherche de nouveaux financements pour les ONG touchées. Il est important de noter que les conséquences de ces licenciements seront suivies de près par les organisations concernées et les autorités compétentes.

En conclusion, les licenciements dans les ONG humanitaires françaises sont une conséquence directe des coupes budgétaires et de l'arrêt des aides américaines. Il est essentiel de trouver des solutions pour préserver l'expertise et le suivi dans les bassins de crise et pour assurer la continuité des activités humanitaires.