Un minibus scolaire transportant des adolescents a été percuté par un train ce mardi 26 mai 2026, aux alentours de 8 heures, à Buggenhout, en Flandre. Selon Franceinfo – Faits divers, l’accident a fait au moins quatre morts, dont deux adolescents, et deux blessés graves. Le ministre fédéral belge de la Mobilité, Jean-Luc Crucke, a confirmé ces chiffres dans une intervention radiodiffusée.

Ce qu'il faut retenir

  • Un minibus scolaire a été percuté par un train à Buggenhout (Flandre, Belgique) vers 8 heures ce mardi 26 mai 2026.
  • L’accident s’est produit à un passage à niveau, selon Infrabel, le gestionnaire du réseau ferré belge.
  • Au moins quatre morts sont à déplorer, dont deux adolescents, et deux personnes grièvement blessées.
  • Le train devait marquer l’arrêt à la station suivante, située à environ un kilomètre de l’impact.
  • Le passage à niveau était fermé au moment de la collision, selon les premières constatations.

Un choc violent dans la commune de Buggenhout

L’accident s’est produit à un passage à niveau non loin de la gare de Buggenhout, en province d’Anvers. Frédéric Sacré, porte-parole d’Infrabel, a précisé que le train impliqué devait s’arrêter à la gare suivante, située à environ un kilomètre du lieu de la collision. « Le choc a été excessivement violent », a-t-il souligné lors d’une déclaration rapportée par les médias belges. Les circonstances exactes de l’accident restent encore à éclaircir, mais les premières observations indiquent que le passage à niveau était bel et bien fermé au moment du drame.

Les services d’urgence et les forces de l’ordre ont rapidement été déployés sur place. Des experts de la police scientifique ont été dépêchés pour recueillir les éléments nécessaires à l’enquête. Les images de l’accident, disponibles selon les autorités, devraient également être analysées dans les prochaines heures.

Les autorités belges réagissent à l’accident

Le ministre fédéral de la Mobilité, Jean-Luc Crucke, a confirmé les premières victimes et annoncé que des auditions seraient organisées pour comprendre les causes de l’accident. « On a des images qui attestent que le passage à niveau était fermé au moment de la collision. Des auditions vont avoir lieu. Les images vont pouvoir être également cédées et l’enquête suivra son cours », a-t-il déclaré sur les ondes de RTL Belgique. Il n’a pas précisé si un dysfonctionnement technique ou humain était à l’origine de la tragédie.

De son côté, le ministre de l’Intérieur, Bernard Quintin, a exprimé sa consternation face à ce « tragique accident ». « Mes pensées vont aux victimes et à leurs proches. Je souhaite beaucoup de courage aux blessés », a-t-il écrit sur le réseau social X. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a également réagi en partageant son émotion : « L’Europe pleure avec la Belgique ».

Un accident qui interroge sur la sécurité des passages à niveau

Cet accident rappelle les risques persistants liés aux passages à niveau en Europe, malgré les dispositifs de sécurité existants. En Belgique, Infrabel gère un réseau ferré dense et compte plus de 1 500 passages à niveau. Bien que leur nombre ait diminué ces dernières années, les collisions entre trains et véhicules restent une préoccupation majeure pour les autorités. En 2025, 23 accidents de ce type avaient été recensés dans le pays, selon les statistiques officielles.

Les associations de victimes et certaines familles d’usagers appellent régulièrement à renforcer les contrôles et à automatiser davantage de passages à niveau pour éviter ce type de drames. Aucune mesure supplémentaire n’a encore été annoncée par les autorités, mais l’enquête en cours pourrait révéler des failles dans le système actuel.

Et maintenant ?

L’enquête, confiée aux autorités judiciaires et aux experts d’Infrabel, devrait durer plusieurs semaines. Les résultats des auditions et l’analyse des images permettront de déterminer si un dysfonctionnement technique, une erreur humaine ou une défaillance des systèmes de sécurité est à l’origine de l’accident. Par ailleurs, une éventuelle mise en cause des responsabilités pourrait intervenir dans les prochains mois, si les investigations révèlent des manquements. Les associations de victimes pourraient également demander un renforcement des mesures de sécurité aux passages à niveau, une question qui pourrait être abordée lors des prochaines sessions parlementaires.

L’accident de Buggenhout soulève à nouveau la question de la sécurité routière et ferroviaire, un dossier qui reste au cœur des préoccupations des autorités belges et européennes. Pour l’heure, les proches des victimes doivent faire face à l’épreuve du deuil, tandis que les survivants luttent pour leur rétablissement.

Les premières investigations indiquent que le passage à niveau était bien fermé au moment de l’accident. Les causes exactes de la collision restent à déterminer : un éventuel dysfonctionnement des barrières, une erreur de conduite du conducteur du minibus, ou un problème technique du train pourraient être envisagés. L’enquête en cours devra établir la chronologie précise des événements.