Selon nos confrères de RFI, les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé, mercredi 26 août 2026, avoir conclu avec le sultanat d’Oman « certains accords » relatifs à la gestion du détroit d’Ormuz. Ces discussions portent notamment sur le partage des revenus issus de la navigation dans ce passage stratégique, essentiel pour le transport maritime mondial. Téhéran a par ailleurs critiqué le rôle des États-Unis, accusés d’entraver la finalisation de cet accord.
Ce qu'il faut retenir
- Les Gardiens de la Révolution iraniens et Oman ont trouvé un accord cadre sur le partage des revenus liés à la navigation dans le détroit d’Ormuz.
- Les négociations portent toujours sur les détails concrets de ce partenariat.
- Téhéran accuse Washington d’obstacle à la finalisation de l’accord.
- L’armée iranienne affirme avoir reconstruit l’intégralité de ses systèmes d’armes endommagés pendant la guerre.
Un accord en bonne voie, mais des points à finaliser
Les autorités iraniennes ont précisé que les discussions avec Oman, menées par des hauts responsables, avancent sur la gestion du détroit d’Ormuz. « Nous avons conclu certains accords avec Oman concernant le partage des revenus liés à la navigation », a indiqué un responsable iranien sous couvert d’anonymat, cité par RFI. Pour autant, les deux pays peinent encore à s’accorder sur les modalités pratiques, comme le pourcentage exact de redistribution ou les mécanismes de contrôle.
Ce détroit, par lequel transite près d’un tiers du trafic pétrolier mondial, reste un enjeu géopolitique majeur. Tout accord entre l’Iran et Oman pourrait redéfinir les équilibres régionaux, notamment en limitant l’influence des puissances extérieures, comme les États-Unis ou les pays du Golfe. « Les États-Unis tentent de bloquer cet accord, car il réduirait leur emprise sur la région », a souligné le même responsable iranien.
Téhéran affirme avoir reconstruit ses capacités militaires
Dans un communiqué diffusé ce même mercredi, l’armée iranienne a annoncé avoir « reconstruit tous ses systèmes d’armes endommagés pendant la guerre ». Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions persistantes avec plusieurs pays voisins et avec Washington. Les Gardiens de la Révolution, bras armé du régime iranien, jouent un rôle clé dans la défense des intérêts stratégiques du pays, y compris dans le détroit d’Ormuz.
Ces annonces surviennent alors que la région reste sous haute surveillance. Le détroit d’Ormuz, situé entre l’Iran et la péninsule arabique, est un point de passage incontournable pour les exportations de pétrole. Son contrôle est un sujet récurrent de frictions entre Téhéran et ses rivaux régionaux, ainsi qu’avec les États-Unis, qui y maintiennent une présence militaire.
Un accord qui pourrait rebattre les cartes régionales
Si les pourparlers entre l’Iran et Oman aboutissent, cela marquerait une étape significative dans la coopération entre les deux pays, malgré leurs divergences idéologiques. Oman, allié traditionnel des États-Unis dans la région, a souvent joué un rôle de médiateur dans les tensions régionales. Un accord sur Ormuz pourrait ainsi renforcer son influence diplomatique.
Pour l’Iran, cet accord représenterait une victoire symbolique. Il permettrait à Téhéran de renforcer son contrôle sur une zone vitale, tout en marginalisant l’influence américaine. « Cet accord est crucial pour notre souveraineté économique et militaire », a déclaré un expert iranien en géopolitique, sous anonymat. Reste à voir si les États-Unis et leurs alliés accepteront cette nouvelle donne.
Quant à la reconstruction militaire iranienne, elle pourrait relancer les discussions sur le programme balistique de Téhéran, déjà sous le feu des critiques internationales. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) devrait rendre un nouveau rapport sur le sujet d’ici octobre.