Le président américain, Donald Trump, a annoncé jeudi 30 juillet un accord « historique » sur le désarmement du Hamas dans la bande de Gaza, selon Courrier International. Cet accord marque l'aboutissement de plusieurs mois de tractations diplomatiques entre les États-Unis, Israël, le Hamas, les pays médiateurs du Moyen-Orient, et le Conseil de paix, créé par Donald Trump pour superviser la transition à Gaza.

Ce qu'il faut retenir

  • L'accord prévoit le désarmement du Hamas dans la bande de Gaza.
  • Les forces israéliennes se retireraient de Gaza à mesure que le désarmement s'achève.
  • Les armes appartenant au Hamas et aux autres groupes armés de Gaza seraient remises au Conseil de paix avant d'être rendues inutilisables.

Les détails de l'accord

D'après Ha'Aretz, les habitants de la bande de Gaza devront être titulaires d'un permis pour détenir une arme de poing, tandis que la possession de toute arme plus lourde sera interdite. Cela signifierait que les fusils d'assaut Kalachnikov, particulièrement répandus parmi les groupes armés de Gaza, seront entièrement retirés du territoire.

Des hauts responsables du Hamas ont confirmé vendredi 31 juillet à l'Agence France-Presse que l'accord conclu avec l'État hébreu pour la deuxième phase de la trêve comprenait des dispositions concernant « la question des armes » du mouvement, ainsi que « le retrait progressif » des forces israéliennes de la bande de Gaza.

Les réactions

Al-Jazeera s'est procuré une copie de l'accord conclu jeudi : celui-ci « prévoit que la feuille de route détaillée du désarmement soit élaborée dans un délai de 14 jours, avec la possibilité de prolongations soumises à l'approbation d'un organisme international de vérification », rapporte la chaîne qatarie. Ghazi Hamad, membre de la délégation de négociation du Hamas, a déclaré à Al-Jazeera que « ces négociations ont été difficiles et ardues, et nous avons essayé de parvenir à la meilleure formule possible, compte tenu de ce qui pouvait être obtenu ».

Le président américain a écrit sur son réseau Truth Social que « il s'agit d'une étape monumentale vers une paix et une sécurité durables ». Cependant, un représentant américain a confirmé que l'État hébreu était « très sceptique » à l'idée que le Hamas rende les armes, selon The Times of Israel.

Et maintenant ?

La mise en œuvre de l'accord est incertaine, notamment en raison des élections israéliennes qui auront lieu en octobre. Le Premier ministre Benyamin Nétanyahou sera probablement soumis à des pressions politiques pour éviter toute mesure susceptible d'être perçue comme une concession au Hamas avant le scrutin. Il reste à voir si l'accord sera mis en œuvre et si cela apportera une paix durable au Moyen-Orient.

En attendant, les yeux restent braqués sur la région, où les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer l'avenir de ce fragile accord de paix.