L’équipementier sportif allemand Adidas a publié, ce mercredi 29 avril 2026, des résultats financiers encourageants pour le premier trimestre, malgré un environnement économique jugé « très volatil » par la direction. Selon Capital, qui reprend les données communiquées par le groupe, le bénéfice net s’est établi à 482 millions d’euros, en hausse significative par rapport aux trois premiers mois de 2025. Au total, le chiffre d’affaires trimestriel a atteint 6,6 milliards d’euros, soit une progression de 14 % à taux de change constants sur un an.
Ce qu'il faut retenir
- Bénéfice net du premier trimestre 2026 : 482 millions d’euros (+5 % sur un an)
- Chiffre d’affaires en hausse de 14 % à taux constants, à 6,6 milliards d’euros
- Croissance portée par la Chine (+17 %) et l’Amérique du Nord (+12 %), l’Europe affichant +6 %
- Résultat opérationnel en progression de près de 100 millions d’euros, à 705 millions d’euros
- Objectif 2026 : croissance du chiffre d’affaires « dans le haut de la fourchette à un chiffre » et résultat opérationnel d’environ 2,3 milliards d’euros
- Impact estimé des droits de douane et des variations de change : 400 millions d’euros
Cette performance s’explique en grande partie par la dynamique des ventes directes aux consommateurs, qui ont progressé de 22 %. « Les consommateurs du monde entier apprécient ce que nous proposons », a souligné Bjørn Gulden, président du directoire d’Adidas, dans un communiqué. Les ventes de produits textiles ont particulièrement bien performé, avec une croissance de 31 % à taux de change constants, contre seulement 4 % pour les chaussures. Cette disparité s’explique, selon la direction, par un environnement « fortement marqué par les promotions », notamment sur le segment des chaussures lifestyle.
La marque aux trois bandes a également mis en avant ses succès récents sur le plan sportif pour renforcer son image. Lors du marathon de Londres, qui s’est tenu le week-end dernier, deux coureurs kényans équipés des Adizero Adios Pro Evo 3 – un modèle ultra-léger de 97 grammes – ont établi une nouvelle meilleure performance mondiale en parcourant les 42,2 kilomètres en moins de deux heures. Cette performance a été complétée par la victoire de Tigist Assefa chez les femmes, renforçant ainsi la visibilité d’Adidas à quelques semaines du Mondial de football 2026, coorganisé par les États-Unis, le Mexique et le Canada (du 11 juin au 19 juillet).
Malgré ces résultats positifs, le groupe a reconnu faire face à « de nombreux problèmes de livraison et de transport ». Bjørn Gulden a toutefois assuré que « la majorité des produits ont pu être acheminés » sur les marchés, limitant ainsi l’impact sur les ventes. Ces difficultés logistiques, couplées à une hausse des droits de douane aux États-Unis et à des évolutions de change défavorables, devraient peser à hauteur de 400 millions d’euros sur l’exercice 2026.
Des objectifs ambitieux malgré les défis économiques
Adidas maintient ses prévisions pour l’année 2026, visant une croissance du chiffre d’affaires « dans le haut de la fourchette à un chiffre » à taux de change constants. Le groupe table également sur un résultat opérationnel d’environ 2,3 milliards d’euros, un objectif qui reflète la confiance de la direction dans la résilience de sa stratégie commerciale. « Les résultats à fin mars constituent une performance très solide dans l’environnement actuel », a résumé Bjørn Gulden, qui mise sur la poursuite de la dynamique des ventes directes pour soutenir cette croissance.
Les analystes soulignent que cette stratégie, axée sur le renforcement des canaux de vente en ligne et le développement des produits haut de gamme, permet à Adidas de se différencier dans un marché très concurrentiel, dominé par Nike. La marque américaine reste en effet un rival de taille, avec des parts de marché importantes en Amérique du Nord et en Europe. Adidas mise également sur son positionnement sportif, notamment via des partenariats avec des athlètes de haut niveau et des événements comme le marathon de Londres, pour consolider son image de marque innovante et performante.
Un contexte économique qui pèse sur les marges
Malgré ces avancées, le groupe doit composer avec un environnement économique marqué par des tensions commerciales et des variations de change. Les droits de douane plus élevés aux États-Unis, l’un des principaux marchés d’Adidas, ainsi que l’appréciation de l’euro par rapport à certaines devises, devraient peser sur les marges. « L’impact combiné de ces facteurs est estimé à environ 400 millions d’euros pour l’année 2026 », a précisé Bjørn Gulden, sans pour autant remettre en cause la trajectoire de croissance du groupe.
Les observateurs notent que cette résilience s’inscrit dans la continuité des efforts menés par Adidas pour réduire sa dépendance aux distributeurs traditionnels. La progression de 22 % des ventes directes – qui excluent les ventes via des magasins partenaires – illustre cette volonté de contrôler davantage la relation avec les consommateurs. Cette stratégie s’accompagne d’un recentrage sur les produits à forte valeur ajoutée, comme les textiles, dont les ventes ont bondi de 31 %, contre seulement 4 % pour les chaussures, un segment davantage exposé aux promotions.
Le groupe devrait publier un bilan plus détaillé de ses performances au second trimestre 2026, permettant d’évaluer l’impact réel des droits de douane et des variations de change sur ses résultats annuels. En attendant, Adidas confirme sa position de challenger sérieux face à Nike, tout en naviguant dans un environnement économique qui reste incertain.
La croissance d’Adidas au premier trimestre 2026 a été principalement portée par la Chine, avec une progression des ventes de 17 %, et l’Amérique du Nord, où les ventes ont augmenté de 12 %. L’Europe, quant à elle, a enregistré une hausse plus modérée de 6 %.
Le groupe mise sur la poursuite de la dynamique des ventes directes aux consommateurs, qui ont progressé de 22 % au premier trimestre, ainsi que sur le développement de produits à forte valeur ajoutée, comme les textiles, dont les ventes ont bondi de 31 %. Ces leviers devraient permettre de limiter l’impact des 400 millions d’euros de pressions estimées pour 2026.