Selon Libération, des révélations de la BBC viennent éclairer un volet britannique de l’affaire Jeffrey Epstein. Le milliardaire américain aurait loué quatre appartements dans les quartiers huppés de Kensington et de Chelsea, à Londres, pour y héberger des victimes présumées. Ces locations s’inscrivent dans un réseau d’exploitation présumé qui s’étendait également entre le Royaume-Uni et la France.
Ce qu’il faut retenir
- Quatre appartements ont été loués par Jeffrey Epstein dans les quartiers prestigieux de Kensington et Chelsea, selon les investigations de la BBC.
- Ces biens immobiliers servaient d’hébergement à des victimes présumées du milliardaire, dans le cadre de son réseau présumé d’exploitation sexuelle.
- Epstein organisait des déplacements réguliers entre Londres et Paris pour certaines de ces personnes, selon les éléments recueillis par la chaîne britannique.
- Ces révélations s’ajoutent aux enquêtes en cours aux États-Unis et en Europe sur les agissements du financier, décédé en 2019 dans sa cellule.
Un réseau présumé de locations à Londres
Les investigations menées par la BBC, reprises par Libération, révèlent que Jeffrey Epstein a utilisé quatre résidences londoniennes pour loger des jeunes femmes. Ces appartements, situés dans des quartiers parmi les plus chers de la capitale britannique, ont été identifiés comme faisant partie d’un système organisé autour de son activité présumée de trafic sexuel. Les propriétaires de ces biens n’ont pas encore été identifiés publiquement, mais les autorités britanniques pourraient s’intéresser de près à ces transactions.
Ces locations ne se limitaient pas à un usage ponctuel. Selon les éléments recueillis, Epstein aurait fait de ces adresses des lieux de passage réguliers pour certaines de ses victimes, notamment lors de ses déplacements entre le Royaume-Uni et la France. Le milliardaire entretenait en effet des liens étroits avec des cercles parisiens, où plusieurs de ses activités présumées ont également été documentées.
Des déplacements systématiques entre Londres et Paris
Les révélations de la BBC, relayées par Libération, soulignent que Jeffrey Epstein organisait fréquemment des voyages entre Londres et Paris pour certaines de ses victimes. Ces déplacements, souvent présentés comme des « voyages d’affaires » ou des « escapades entre amis », auraient en réalité servi à maintenir son emprise sur ces personnes. Plusieurs témoignages recueillis par les enquêteurs évoquent des allers-retours réguliers, parfois sous la pression ou avec des promesses fallacieuses.
Ces pratiques, si elles sont confirmées, pourraient ouvrir de nouvelles pistes pour les autorités françaises et britanniques. Les enquêtes en cours aux États-Unis, où Epstein a été arrêté en 2019, pourraient également s’étendre à ces éléments, dans le cadre d’une collaboration internationale plus large sur ses activités présumées.
Un contexte judiciaire toujours actif
Ces nouvelles révélations interviennent alors que les enquêtes sur les agissements de Jeffrey Epstein se poursuivent, près de sept ans après sa mort en prison. Aux États-Unis, plusieurs procédures judiciaires visent ses complices présumés, tandis qu’en Europe, des investigations sont menées pour établir d’éventuelles complicités locales. En France, des associations de défense des droits des femmes et des victimes ont déjà saisi la justice pour obtenir des réponses sur les éventuels relais parisiens d’Epstein.
Ces appartements londoniens pourraient ainsi devenir un nouvel axe d’investigation pour les autorités. Les propriétaires de ces biens, s’ils sont identifiés, pourraient être amenés à s’expliquer sur leur rôle dans ce système. Quant aux victimes présumées, elles pourraient être contactées dans le cadre de procédures judiciaires en cours ou à venir.
Ces révélations rappellent, une fois encore, l’ampleur des agissements présumés de Jeffrey Epstein et la nécessité d’une réponse judiciaire coordonnée à l’échelle internationale. Les enquêtes en cours pourraient ainsi franchir une nouvelle étape dans les mois à venir, avec des conséquences potentielles pour les complices présumés du milliardaire.
Les quatre appartements mis en cause par l’enquête se situent dans les quartiers de Kensington et Chelsea, deux zones parmi les plus huppées de Londres, connues pour leurs prix immobiliers élevés et leur concentration d’habitations luxueuses.
Ces éléments pourraient permettre d’identifier de nouveaux complices ou lieux de transit présumés, et d’établir des liens entre les activités d’Epstein au Royaume-Uni et en France. Ils pourraient également servir de base à des perquisitions ou auditions dans le cadre des procédures judiciaires en cours.