Le président du Conseil supérieur de l’éducation catholique, José Monteros, a déclaré au quotidien Página 12 : « Je ne crois pas qu’il s’agisse d’une action coordonnée. Plutôt quelque chose qui s’amplifie via l’hyperconnexion des adolescents sur les réseaux sociaux, comme un effet boule de neige. » Selon Courrier International, des centaines de graffitis menaçants de ce type sont apparus sur les murs des toilettes, des salles de classe ou des préaux de collèges et lycées argentins ces dix derniers jours.

Les tags, tels que « Demain c’est fusillade » ou « Jeudi ne venez pas : fusillade », ont suscité une grande inquiétude parmi les élèves, les enseignants et les parents. La police argentine a déjà procédé à plusieurs interpellations d’élèves et de leurs parents, et les protocoles en cas de fusillade dans les écoles ont été actualisés.

Ce qu'il faut retenir

  • Des centaines de graffitis menaçants sont apparus dans les écoles argentines.
  • Les tags annoncent des fusillades pour des dates précises.
  • La police argentine a procédé à des interpellations et a actualisé les protocoles de sécurité.
  • Les écoles ont fermé leurs portes et les cartables ont été interdits dans certaines provinces.
  • Un précédent douloureux : le 30 mars, un élève de 15 ans a tiré à la carabine sur ses camarades, tuant un enfant de 13 ans et blessant deux autres élèves.

Le contexte

Comme le rapporte Courrier International, ces menaces arrivent dans un contexte douloureux : le 30 mars, dans le village de San Cristóbal, situé dans le centre du pays, un élève de 15 ans a tiré à la carabine sur ses camarades durant la récréation, tuant un enfant de 13 ans et blessant deux autres élèves. Un fait divers exceptionnellement rare en Argentine, comme le rappelle Urgente24 : « Ça a été la première fusillade scolaire mortelle en plus de deux décennies. »

La spécialiste en psychotraumatologie Juliana Lanza explique dans le quotidien Clarín : « Tous ceux qui écrivent ces menaces ne présentent pas un risque clinique grave, dans la majorité des cas leur motivation est de participer à ce défi collectif, sans conscience des dommages occasionnés. Mais, dans la pratique, la règle est sans appel : toute menace est traitée comme réelle. »

Les conséquences

Les conséquences de ces menaces sont déjà visibles. Selon El Destape, la province de Mendoza, située dans l’ouest du pays, a réagi drastiquement : « Tous les établissements affectés bénéficient d’une protection policière et les cartables ont été interdits. » L’absentéisme s’est élevé à 60 % dans cette province, lundi 20 avril, premier jour de ce protocole.

La situation est tendue et les autorités prennent des mesures pour assurer la sécurité des élèves et des enseignants. Le ministère de l’Éducation de la province de Buenos Aires a publié un communiqué pour rappeler que « toute menace est traitée comme réelle » et que les élèves qui écrivent ces menaces seront sanctionnés.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer si les mesures prises par les autorités seront efficaces pour prévenir de nouvelles menaces et assurer la sécurité des écoles. La situation est suivie de près par les médias et les autorités, et les élèves, les enseignants et les parents restent vigilants.

Il est à noter que le gouvernement argentin a annoncé des mesures pour lutter contre la violence scolaire et améliorer la sécurité dans les écoles. Il reste à voir si ces mesures seront efficaces pour prévenir de nouvelles menaces et assurer la sécurité des élèves et des enseignants.

En conclusion, la situation en Argentine est tendue et les autorités prennent des mesures pour assurer la sécurité des élèves et des enseignants. Il est important de suivre de près les développements de cette situation et de prendre des mesures pour prévenir de nouvelles menaces et assurer la sécurité des écoles.