Plus d’un an après leur évacuation d’Afghanistan, **1 100 Afghans**, dont des femmes et des hommes ayant collaboré avec les autorités américaines, restent bloqués dans un camp situé aux abords de Doha, au Qatar. Selon RFI, ces personnes, initialement promises à une relocalisation aux États-Unis après des contrôles de sécurité approfondis, se retrouvent dans une impasse administrative et politique. Une ONG américaine dénonce une stratégie de la part du gouvernement américain visant à les transférer vers un pays tiers comme la République démocratique du Congo ou le Botswana, ou, à défaut, à les renvoyer en Afghanistan.

Ce qu'il faut retenir

  • 1 100 Afghans bloqués dans un camp au Qatar depuis plus d’un an après une évacuation vers les États-Unis.
  • Ces personnes avaient fait l’objet de contrôles de sécurité avant leur départ, indique RFI.
  • Une ONG américaine accuse Washington de chercher à les évacuer vers des pays tiers comme la RDC ou le Botswana.
  • Une autre hypothèse évoquée serait leur renvoi forcé en Afghanistan, leur pays d’origine.

Une promesse d’évacuation vers les États-Unis qui n’a pas abouti

Ces Afghans, ayant travaillé aux côtés des forces américaines durant l’occupation de leur pays, avaient été évacués vers le Qatar en attendant leur installation définitive aux États-Unis. Les vérifications de sécurité effectuées avant leur départ devaient garantir leur éligibilité à l’asile américain. Pourtant, depuis avril 2025, ces personnes sont maintenues dans un camp près de Doha, sans perspective claire de départ. Les raisons de ce blocage restent floues, mais les témoignages recueillis par RFI révèlent une situation humanitaire et psychologique dégradée.

Les accusations d’une ONG américaine envers Washington

Une ONG américaine, dont le nom n’est pas précisé dans l’article, a porté des accusations graves contre l’administration américaine. Selon cette organisation, les États-Unis chercheraient activement à contourner leur responsabilité en envisageant des solutions alternatives pour ces Afghans. Parmi les pistes évoquées figurent leur transfert vers la République démocratique du Congo ou le Botswana, deux pays perçus comme des destinations de dernier recours. Une autre option, encore plus controversée, serait leur renvoi pur et simple en Afghanistan, malgré les risques encourus.

« Peut-être que la prison ce serait mieux qu’ici », a témoigné un Afghan bloqué dans le camp, selon des propos rapportés par RFI. Ce propos illustre le désespoir grandissant parmi les personnes concernées, prises au piège d’une situation administrative sans issue.

Un contexte géopolitique complexe

Cette situation s’inscrit dans un contexte plus large de gestion des flux migratoires liés au retrait américain d’Afghanistan en août 2021. Les promesses d’asile faites à ces collaborateurs afghans n’ont pas toutes été tenues, laissant des milliers de personnes dans une incertitude prolongée. Les pays voisins, comme le Qatar, jouent souvent un rôle de zone tampon dans ces processus, mais leur capacité à absorber de tels effectifs sur le long terme reste limitée.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines pourraient apporter des éclaircissements sur le sort réservé à ces Afghans. Une réunion est attendue entre les autorités américaines, qataris et les représentants des ONG concernées pour tenter de trouver une solution. Plusieurs scénarios sont sur la table, mais aucun calendrier précis n’a été communiqué à ce jour. La pression diplomatique et humanitaire devrait s’intensifier, alors que la patience des personnes bloquées s’épuise.

Reste à savoir si une issue sera trouvée avant que la situation ne se dégrade davantage. Pour l’instant, les Afghans du camp de Doha attendent une réponse, entre espoir et résignation.

Les raisons ne sont pas officiellement détaillées, mais des retards administratifs, des changements de priorités politiques ou des obstacles liés aux contrôles de sécurité pourraient expliquer ce blocage. Une ONG américaine évoque également une volonté des États-Unis de trouver des solutions alternatives, comme un transfert vers un autre pays tiers.