Alain Finkielkraut, écrivain et académicien, a déclaré que Quentin Deranque n'est pas mort suite à une rixe, mais après avoir été lynché par des militants antifascistes. Cette déclaration intervient alors que son nouveau livre, intitulé Le Cœur lourd, vient de paraître.

Ce qu'il faut retenir

  • Alain Finkielkraut accuse les antifascistes de transformer l'adversaire politique en ennemi du genre humain.
  • Il pointe du doigt l'antifascisme contemporain qui, selon lui, est devenu une idéologie féroce et potentiellement criminelle.
  • Aucune poursuite judiciaire n'a été envisagée pour les auteurs d'une banderole controversée lors des manifestations antifascistes à Rennes.

Un antifascisme perverti

Interrogé sur la mort de Quentin Deranque, l'écrivain a dénoncé le déchaînement de violence qui a conduit au décès du militant identitaire. Selon Alain Finkielkraut, depuis la chute du IIIe Reich, l'antifascisme a évolué et n'est plus une résistance héroïque à un régime totalitaire. Il considère que cette idéologie pervertie transforme désormais l'adversaire politique en ennemi du genre humain, sans distinction.

Des manifestations controversées

Lors des manifestations à Rennes après l'assassinat de Quentin Deranque, une banderole a fait polémique en affichant le slogan "Ici, on ne pleure pas les nazis". Alain Finkielkraut souligne le caractère ignoble de ce message et s'indigne du fait qu'aucune poursuite judiciaire n'ait été engagée contre les responsables de cette banderole.

Et maintenant ?

La question de la légitimité des actions antifascistes et de la frontière entre militantisme et extrémisme reste posée. Les débats autour de la liberté d'expression et de la violence politique continueront probablement à susciter des controverses et des réflexions.