Claude Guéant a transmis une seconde attestation à la cour d'appel de Paris concernant le procès de Nicolas Sarkozy pour le présumé financement libyen de sa campagne présidentielle en 2007. Cette attestation, transmise pour des raisons de santé, fait suite à une première déclaration le 14 avril qui avait marqué une rupture entre les deux hommes. Nicolas Sarkozy avait remis en question la probité de Guéant, suggérant que ses actions pourraient être motivées par ses propres intérêts.
Ce qu'il faut retenir
- Claude Guéant adresse une seconde attestation dans le procès libyen en appel impliquant Nicolas Sarkozy
- La première attestation avait révélé des tensions entre Nicolas Sarkozy et Claude Guéant
- Nicolas Sarkozy et Claude Guéant avaient été condamnés en première instance à des peines de prison ferme
Une attestation pour défendre son intégrité
Lors du procès en appel où Nicolas Sarkozy est jugé aux côtés de huit autres prévenus, Claude Guéant a affirmé n'avoir fait que suivre les instructions du président et veiller à la mise en œuvre de sa politique. Il avait averti que toute nouvelle mise en cause de sa part serait accompagnée d'un complément d'attestation.
Des accusations de financement occulte
Nicolas Sarkozy avait été reconnu coupable en première instance d'association de malfaiteurs pour avoir laissé Guéant et Brice Hortefeux négocier un financement politique occulte avec les autorités libyennes. En échange, ces dernières cherchaient des contreparties diplomatiques et commerciales, ainsi qu'un examen de la situation judiciaire d'Abdallah Senoussi, condamné en France pour un attentat meurtrier.
Des versions qui divergent
Les trois hommes impliqués réfutent ces allégations. Guéant affirme dans son attestation qu'aucune mesure de grâce n'a été envisagée, mais admet avoir laissé certains sujets en suspens pour maintenir des relations diplomatiques apaisées avec la Libye.